à Paris
  News des Membres
Les Lyonnais à Paris
Sites "Amis"
Lyonnais connus
Photo Gallery
Revue de Presse
La Boutique
  Autres sports
Olympique Lyonnais
PariGones FC
Tout le reste du foot
Autre sport : Rugby
Autre sport : Basket
  Restaurants Lyonnais
Soirées
Théâtre et humour
Cinéma et TV
Bandes Dessinées
Arts Plastiques
Musique & Concerts
Gastronomie
Apéros & Afterworks
  Histoire des Lyonnais
Economie
Juridique
Littérature
Politique
Humanisme
Société

 
Accueil > Sports > Olympique Lyonnais
 

Juninho, l’humble brésilien de Lyon
 

Il n’a pas l’aura de Ronaldhino, ni le palmarès de son coéquipier de l’Olympique Lyonnais, Edmilson, mais Juninho se construit une solide réputation dans la galaxie brésilienne du championnat de France de Ligue 1 de football.


A 28 ans et pour sa deuxième saison - pour un contrat de cinq ans - à Lyon, Juninho, le quatrième et dernier arrivée des mousquetaires brésiliens de l’OL - Avec Sonny Anderson, Claudio Caçapa et Edmilson- fait en effet parler la poudre cette année : 12 buts, dont cinq sur coups francs avec un triplé face à Auxerre (3-0) et trois passes décisives.

Mais ne comptez pas sur lui pour tenter de cristalliser tous les honneurs sur sa personne. Lors d’un entretien avec Reuters, il s’excusait presque de cette série.

"C’est une saison spéciale pour moi, reconnaît-il. J’en suis à 12 buts, si je peux en marquer encore trois, ce serait un bon chiffre pour un milieu de terrain."

Puis immédiatement, le Brésilien redevient collectif, sa marque de fabrique.

"Mais bon, si je ne marque plus et que Lyon est champion, je serais satisfait quand même. Car il ne faut jamais oublier qu’un joueur tout seul ne peut rien faire", ajoute-t-il.

Homme très famille - "j’ai besoin d’être avec ma femme et mes deux enfants pour être bien, sans eux, je ne suis rien" -, Juninho se veut aussi et surtout respectueux.

"Tout ce bon passage ne change rien dans ma tête, le foot me fait plaisir. Tout simplement. Je suis un homme tranquille."

Pourtant, quand il arrive à Lyon, en juillet 2001, Juninho n’a pas la vie facile. Il sort de cinq mois d’inactivité dans son club de Vasco de Gama, avec lequel il est en conflit. Et à peine arrivé au stage de début de saison, il repart en Amérique du Sud où il dispute, avec l’équipe de Brésil, la Copa América.

Jacques Santini, alors encore entraîneur de l’OL, reste même songeur à l’aube de la saison.

"LYON VA CONTINUER DE GRANDIR"

"Comment voulez-vous que je le juge, je ne l’ai vu faire que du VTT à Tignes !", lance-t-il sans jamais omettre de rappeler son premier choix, Eric Carrière, au poste de numéro 10. Le futur sélectionneur des Bleus aura finalement les deux, le Nantais rejoignant le Brésilien à Lyon à la fin août.

Et "Junio", comme le surnomme, avec une pointe de sarcasme Jacques Santini, débute son apprentissage en 29 matches disputés (sur 34) en championnat.

"Il me faut toujours du temps pour m’acclimater, explique-t-il avec le recul. Cela a toujours été comme cela, même à Vasco de Gama où je suis resté cinq ans. Il faut apprendre à connaître ses coéquipiers, le club, l’environnement.

"Maintenant, je sens que tout le monde a confiance dans mon foot. C’est plus facile ensuite quand tu évolues sur le terrain. Si je change chaque année, ce n’est pas bon pour mon jeu.

"C’est vrai, on peut penser porter un jour le maillot du Real ou d’une autre équipe, mais Lyon, c’est déjà un très grand club. Et Lyon va continuer de grandir et donc le premier objectif, c’est d’être en Ligue des Champions, puis d’être champion de France."

De son premier but inscrit cette saison à Guingamp en août au dernier en date, marqué à Nice lors de la 31e journée, le Brésilien fait admirer sa technique qui fait aussi merveille sur coups de pieds arrêtés.

Le ballon a toujours une trajectoire particulière, en retombant très vite à mesure que la cage adverse se rapproche, conséquence d’un don - la laxité de sa cheville -, mais pas seulement.

"’C’est ma caractéristique, c’est vrai, mais c’est le résultat du travail, de la concentration, insiste-t-il. Cette semaine, par exemple, je vais faire deux séances de coups francs, même si je ne joue pas face au Havre car je suis suspendu."

Juninho récolte aussi les fruits d’un autre passé, de ses débuts à Recife, où il a été formé avant de passer professionnel en 1993.

"C’est le foot en salle. Il t’oblige à réfléchir plus vite car tout se joue sur un petit terrain. Il faut frapper plus vite car l’espace est limité", révèle-t-il.

Source Reuters et Yahoo.fr

JéM
www.parigones.net
© Parigones - clabdesign