à Paris
  News des Membres
Les Lyonnais à Paris
Sites "Amis"
Lyonnais connus
Photo Gallery
Revue de Presse
La Boutique
  Autres sports
Olympique Lyonnais
PariGones FC
Tout le reste du foot
Autre sport : Rugby
Autre sport : Basket
  Restaurants Lyonnais
Soirées
Théâtre et humour
Cinéma et TV
Bandes Dessinées
Arts Plastiques
Musique & Concerts
Gastronomie
Apéros & Afterworks
  Histoire des Lyonnais
Economie
Juridique
Littérature
Politique
Humanisme
Société

 
Accueil > Divertissements > Théâtre et humour
 

Interview de Florence Foresti
 

Après avoir passé une bonne heure à rire aux sketches de Florence Foresti, les PariGones ont interviewé la jeune comédienne lyonnaise.


Salut florence, hé oui, c’est nous les PariGones
-  Allez on se fait la bise.

Qu’est ce que tu veux boire ?
-  Un verre de vin. Le même qu’hier soir.

Garçon, 3 verres de vin rouge !
-  Super, alors c’est quoi les PariGones ?

Les PariGones ont été créés il y a un an pour animer la communauté des lyonnais sur paris mais également promouvoir les jeunes artistes lyonnais sur la capitale
-  Il y un paquet, j’en connais plein. Dans le café théâtre, y en a énormément et tout le monde le sait. Gabriel, il est de Vienne, il joue à vingt heures avant moi. Il y a Yves Sandau, il est lyonnais. Les « 2 autres » qui jouent à côté aussi.

Donc c’est la première fois que tu fais un spectacle à Paris ?
-  Oui, c’est la première fois que je joue à Paris, j’ai joué à Lyon pas mal.

Ça a commencé quand ?
-  Le 2 avril.

Et donc ça fait longtemps que fais ce métier ?
-  Ça fait 4 ans, avant j’étais dans un trio qui s’appelait les « Taupes Models ». On a surtout tourné en province. Le spectacle actuel, ça fait un an et demi que je l’ai écrit. Il y a 8 sketches.

Et en fait tu habites où ?
-  J’habite à Paris la semaine mais je suis à Lyon tous les week-end dans mon petit village. J’ai toujours habité à Lyon. Longtemps à Lyon Centre, Tassin, cours d’Herbouville et maintenant dans la campagne à Messimy.

Ça te vient d’où de faire des spectacles ?
-  En fait depuis toute petite, je fais le clown, c’est en moi, j’ai toujours eu envie de faire ce métier.

Peux tu nous parler de tes sources d’inspirations, littéraires ou autres ?
-  En café théâtre, j’aime beaucoup Pierre Palmade, Muriel Robin et après, ça c’est élargi, j’adore tout le monde. C’est horrible ! Elie Seimoun, j’adore Dieudonné, j’adore Gad Elmaleh, j’adoooore Franck Dubosc. Mais quand j’étais jeune-jeune, j’adorais vraiment Pierre Palmade, Muriel Robin. Palmade, ça m’a tué. J’adore les séries américaines comme Friends, Sex in the city, Dream On, Seinfeld mais aussi Woody Allen.

Ça se passe comment quand tu veux écrire ?
-  Ça me vient comme ça. Les sources d’inspirations, c’est ma vie. J’adore parler de ce que je connais.

Le monde de l’entreprise, tu l’as connu ?
-  J’ai bien connu le monde de l’entreprise pour y avoir été infographiste. J’aime parler des choses qui me ressemblent. Et pour les sketches un plus bizarre comme celui de la banque, alors je ne sais pas d’où ça vient, ça tombe. Y a aussi l’actualité qui m’inspire.

Celui de l’avion est excellent !
-  Celui de l’avion, je l’ai inventé sur scène. J’avais lors d’un spectacle un avion trouvé dans la brocante de ma mère et j’ai improvisé le soir même à l’espace Gerson. Et c’est parti. Ça a mis du temps : au début il ne durait que 2 minutes.

Ca se construit une carrière d’acteur ?
-  Ben oui. Avant je ne pensais pas mais en fait c’est vrai. Au début, tu ne réfléchis pas à l ’avenir, tu réfléchis hyper au présent. Mais en fait, il faut penser à tout : le graphisme, la communication, les partenaires. Quand j’ai démarré, je pensais que tout venait. Et c’est vrai que ça venait du ciel. Quand ça marche, les gens viennent. Mais c’est vrai aussi que ça construit dans le sens ou ne faut pas partir dans tous les sens.

Par exemple ?
-  Par exemple, faire des télés pourries, quand t’es pas au point. Au début on a tendance à tout accepter pour que ça marche.

Tu as connu des périodes de galères ?
-  Non en fait. Je n’ai jamais vraiment galéré mais en fait cela dépend de ce que t’entends par « galérer ». Est-ce être « connu ou pas connu ? ». Car pour nous, ça a tout de suite bien marché. On a monté le trio et le trio a tout de suite pris. On a rempli les salles, le public était là. En étant seule, j’ai beaucoup moins de monde qu’avec le trio. Trois filles ça remplissaient vraiment les salles de province, surtout qu’on étaient drôles. La galère, c’est celui qui crève de faim et qui arrive pas à en vivre. Quand j’ai voulu être intermittente, je l’ai été. Quand j’ai voulu quitter mon boulot d’infographiste, je l’ai fait. Donc on peut pas dire que j’ai galéré.

Tu penses au gens qui ont débuté comme toi au Point Virgule comme Muriel Robin ou Palmade ?
-  C’est sûr, on y pense mais y a aussi ceux qui y sont passés et qui rament encore un peu. Donc ça ne veut rien dire, je ne me prends pas la tête avec ça.

Que faisaient tes parents ?
-  Mon père était chef d’entreprise, il vient de la vendre et ma mère a une brocante à la Croix-Rousse. Vers le Monoprix, rue de Cuire.

Es-tu anxieuse ?
-  (Sur le ton de la plaisanterie) Oh oui énormément, donc fumage de cigarettes, rongeage d’ongles, buvage d’alcool. J’ai tous les symptômes, je ne peux pas m’en cacher, (Rires)

Et le public ?
-  Quoi « Et le public ? ». Est-ce qu’il est anxieux ? (Rires). Oui, il est anxieux. Le public, c’est un être vivant. C’est un seul être. Des fois, ils ont honte pour nous, des fois ils ont peur pour nous, ils sont content pour nous, ils sont anxieux pour nous....

Est-ce utile pour le comédien d’être séducteur ?
-  Pas à outrance, je pense que c’est même. Vouloir plaire à un public par le physique, c’est une erreur. Evidemment, qu’il faut être séducteur mais pas trop. Il ne faut pas être racoleur, oui. Les atouts féminins pour se mettre en avant, cela ne fait pas rire. Ça plait aux homme dans le public mais cela n’est pas drôle. Pour les hommes, j’ai vu des hommes qui étaient très beaux sur cette scène et j’ai vu des gens qui le leur reprochaient style « Ha ouais, c’est un beau gosse …. ».

Si tu n’avais pas été comédienne ?
-  J’aurais été infographiste mais j’aurais été triste. Si j’avais eu une voix, j’aurais été chanteuse, j’adorerais.

Que est ton épisode préféré d’Amicalement Votre ?
-  Je regarde pas. Moi c’est Friends, Sex in the city en ce moment, c’est trop mortel. Amicalement votre qui est vraiment très bien mais moi j’aime bien les séries américaines. Bon c’est vrai Amicalement Votre ça doit être aussi américain mais enfin … (Sourires)

Quand tu es dans la rue, tu regardes tes pieds ou les vitrines des magasins ?
-  Mon reflet dans les vitrines. Pas mes pieds du tout, mon reflet pour voir si tout va bien, si j’ai pas la braguette ouverte, si j’ai pas un lacet délacé. Et puis les vitrines, j’adore, shopping à mort comme toutes les connasses.

Quand je te dis « Lyon », tu penses à quoi ?
-  Je pense à ma maison, mon chien, mon mari et mes amis. Et je pense aussi à ma famille qui est là-bas.

Dernière question : Et alors ?
-  Et alors, et alors, et alors voilà … je suis hyper contente que vous soyez venus.

Et alors, de notre côté, on va te faire un petit cadeau, on va te donner une carte de membre d’honneur des PariGones.
-  Oh super, merci.

Florence FORESTI est du mercredi au samedi à 21h15 au Point-Virgule
- 7 rue Ste croix de la Bretonnerie
- Paris 4 - M° Hôtel de ville
- Rés. 01 42 78 67 03
- jusqu’à fin Juin.

JéM
www.parigones.net
Enguerran
© Parigones - clabdesign