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Une soirée riche d’enseignements
 

Rouges de plaisir, les Lyonnais ont fait un grand pas vers la seconde phase de la Ligue des Champions en réalisant le nul (3-3) face à un bon Inter Milan. Mieux, les Gones ont su associer talent technique, volonté de fer et intelligence tactique.


« Djilla » a mal aux jambes, mais il garde le sourire. La nuit a été courte pour Mahamadou Diarra. Le Malien, encore énorme contre l’Inter, n’a pu trouver le sommeil qu’aux alentours de quatre heures du matin. « Quatre matchs comme celui là, et je suis mort », sourit le milieu récupérateur. Face à l’Inter, les Lyonnais n’ont en effet pas ménagé leur peine. Du coup, Paul Le Guen « très, très content du nul » et Jean Michel Aulas « ébahi » par le comportement de ses hommes étaient aux anges après ce résultat qui place l’OL dans une situation confortable. Parti observer l’Ajax contre Rosenborg, Yves Colleu, l’adjoint de Le Guen est revenu avec le sourire : « J’ai réussi un bon résultat là-bas. » Car, comme le notait « JMA », grâce aux deux nuls de mercredi dans le groupe, un score de parité devrait suffire contre les Néerlandais, mercredi à Gerland. Pour empêcher les Gones de passer avec un point de plus, il faudrait en effet que Rosenborg gagne ses deux derniers matchs à Milan puis contre Lyon. « Improbable », assène froidement Jean Michel Aulas.

Mathématiquement, l’affaire a été excellente. Mais sur le plan du jeu et de l’image, le président de l’OL a également de quoi être ravi. En première période, l’OL a fait preuve d’une grande qualité technique, symbolisée par un premier but de toute beauté. « Il symbolise notre jeu, fait de mouvements autour du porteur », analyse le métamorphosé Vikash Dhorasoo. Pourtant face à un adversaire retrouvé, la qualité de jeu n’a pas été suffisante pour briser les Intéristes. Du coup, à force de reculer et de laisser le ballon aux Italiens, l’OL s’est retrouvé en position inconfortable. « Être mené 3-2 après avoir mené deux fois : il a fallu puiser dans nos ressources pour revenir. Et on a réussi à égaliser, c’est une première cette saison », explique, satisfait, Philippe Violeau au lendemain de ce match réjouissant.

La soirée a donc été riche d’enseignements. Lyon a préservé sa série d’invincibilité : les Gones restent sur six matchs sans défaite toutes compétitions confondues. L’OL a montré qu’il avait du talent, mais aussi du cœur : « L’année dernière, on ne serait sans doute pas revenu au score », lâchaient un à un les joueurs. Reste maintenant à Paul Le Guen à surfer sur cette vague de succès. Si tout va bien sur le haut de la vague, il reste plusieurs points en suspens. Lors de la prochaine phase de la Ligue des Champions, la défense rhodanienne sera souvent confrontée à des adversaires de poids : les performances de Zlatan (Ajax), de Crespo et de Vieri laissent penser qu’il y aura des difficultés derrière, même si Edmilson a montré qu’il revenait bien. Ensuite, Le Guen devra réussir à gérer son effectif : Tony Vairelles se voyait titulaire contre les Italiens et n’a eu, comme Florent Laville, droit qu’à quelques minutes. Delmotte, Deflandre, Luyindula ou encore Chanelet n’ont pas eu cette chance. Mais en fin tacticien et en connaisseur de la vie d’un groupe, nul doute que Paul Le Guen a toutes ces données en tête.

23 octobre 2002 - à Lyon - Olivier DE LOS BUEIS

JéM
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