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Marc Cécillon, enfant du Lyonnais
 

Né près de Lyon, sous le signe du Lion, et ayant débuté sa magnifique carrière sous le maillot des Cadets du Lyonnais, Marc Cécillon revient dans la région au CSBJ comme ala


Rugbyman hors pair, né le 30 juillet 1959 à Bourgoin sous le signe prédestiné du lion, Marc Cécillon a grandi aux pieds des côteaux de Saint-Savin, mais c’est au hameau des Sablons, à Saint-Chef qu’il a installé sa petite famille. Dans une ferme qu’il a retapée lui même, c’est là que le vieux guerrier se ressourçait pour les joutes internationales, c’est là que le baroudeur des stades aspire à la quiétude de la vie campagnarde, entre son four à pain et son jardin. C’est là qu’il met à profit ses talents d’apprenti patissier pour satisfaire sa gourmandise.

Joueur fidèle au Nord-Isère, il n’a connu que trois clubs. Saint-Savin pour la découverte et l’initiation, Bourgoin-Jallieu pour l’épanouissement et la consécration, Beaurepaire pour faire durer le plaisir et montrer l’exemple. Il gardera comme apothéose la saison 1996-97, avec les 3 finales jouées par le CSBJ, celle du challenge Yves du Manoir perdue 13 à 11 contre Pau, celle du Bouclier de Brennus pour le titre de champion de France perdue 12 à 6 contre Toulouse (photo1), et celle du Bouclier Européen gagnée 18 à 9 contre Castres (photo2).

Marc Cécillon a connu de nombreuses selections, depuis celle des Cadets du Lyonnais en 1974, en passant par l’équipe de France junior, l’équipe de France militaire, celle des espoirs, les France A et B, pour connaitre enfin la consécration et sa première cape le 20 février 1988, à Paris contre l’Irlande. On est surpris que cette reconnaissance survienne aussi tard, mais l’intéressé fournit une explication : " Je me souviens d’un match en juniors à Perpignan devant Fernand Cazenave, qui était le grand manitou d’alors, on s’était bien battu, ça tombait un peu de partout, l’arbitre en a sorti deux au hasard : Teisseire et moi. A la fin du match, Cazenave m’a chopé : si l’arbitre ne t’avait pas sorti, c’est moi qui l’aurait fait ! Il m’a définitivement marqué à l’encre rouge...Franchement, 10 ans de frigo pour une bagarre à Perpignan, c’est cher payé, non ?"

Sa carrière parmi les ténors durera plus de sept ans, au fil de 46 sélections il a parcouru tous les pays où le ballon ovale a droit de cité. Le 28 mai 1992, avec sa 22ème cape, il est promu capitaine de l’équipe de France de rugby à XV pour le match contre la Roumanie qui se déroule au Havre. Il se souvient bien du coup de téléphone du sélectionneur Pierre Berbizier : "Marc, tu vas être capitaine...il y a eu un blanc interminable, j’ai revu toute ma carrière en accéléré, j’avais envie de dire non...Pierre répétait : tu es encore là ?...J’ai finalement accepté, un cadeau pareil ne peut pas se refuser." Le brassard, il ne le portera que 5 fois, jusqu’à la fin de l’année 92, sa modestie et sa timidité en souffrait trop :"Je me souviens de l’énorme pression de la presse qui m’incommodait. J’avais peur de laisser tout mon jus avant même le coup d’envoi, de ne plus être le même homme sur le terrain. Les discours au banquet m’embêtaient aussi. Je suis timide de nature, et méfiant de surcroit. Je me fous que les journalistes ne viennent pas à moi après un match, je laisse ça à d’autres. Je suis un type entier, qui aime les gens comme moi, et puis je n’aime pas que la presse fasse une fixation sur un seul joueur et en oublie le collectif, c’est faire injure au jeu."

C’est sur un coup d’éclat qu’il jouera son dernier match en tournoi des 5 nations, le 4 mars 1995 à Dublin, devant une poignée de Saint-Cheffois qui découvraient la pluie britannique et les bourrasques du stade de Lansdowne-Road. Omniprésent, Marco est de tous les coups, et enfin il s’arrache de la tourmente pour le 2ème essai français qu’il aplatit magistralement, là bas au fond du terrain à plus de 100 mètres de ses plus fervents supporters. Les deux Pierre de la télé, Salviac et Albaladéjo, jubilent, les téléspectateurs l’élisent talent d’or de cette rencontre.Le lendemain les quelques Saint-Cheffois présents pouvait même pavoiser avec le portrait en couleur de leur favori à la une de la presse locale. Il venait ainsi de décrocher son billet pour la prochaine coupe du monde en Afrique du Sud. Ce pays fétiche qui avait été parmi les premiers à reconnaitre ses immenses qualités physiques, techniques, et tactiques, en le selectionnant comme numéro 8 dans le quinze mondial pour la célébration du centenaire de sa fédération de rugby en août et septembre 1989.

A l’instar des plus grands, Marc Cécillon a fêté son jubilé le samedi 6 juillet 2002 au stade Pierre Rajon de Bourgoin-Jallieu. Des amis de trente ans à ceux plus récents, tous ont répondu à son appel, et nombre d’entre eux ont tenu à être présents. La Fédération Française de Rugby était brillament représentée par son président Bernard Lapasset, entouré de Bernard Laporte sélectionneur et entraineur de l’équipe de France, Jo Maso du comité de selection, Jacques Brunel entraineur adjoint. Une pléïade de joueurs ayant porté le maillot frappé du coq a ravi les milliers de spectateurs présents en tâtant un petit peu le cuir ovale : Andrieux, Armary, Benetton, Bonnal, Cabrol, Cambérabero, Deylaud, Genevay, Gonzalès, Lorieux, Marconnet, Marocco, N’Tamack, Portolan, Sadourny, Sella, Trille et bien d’autres...

N’oublions pas ceux qui ont défendu ou défendent encore les couleurs du club de Bourgoin-Jallieu : Costes, Glas, Leflammand, Saint-André, Tordo, Venditti... Gardons pour la fine bouche enfin, Jean Daudé, qui résida aussi à Saint-Chef, victime d’un grave accident sportif, à l’aube d’une carrière internationale prometteuse. Jean donna le coup d’envoi d’un match démontrant que sa forte constitution et son courage légendaire lui permettent de faire front aux vicissitudes de la vie.

La ville de Bourgoin-Jallieu a profité de ce jubilé pour donner le nom de Marc Cécillon à la grande tribune Est du stade Pierre Rajon, élevant au rang de symbole sa fidélité et sa carrière qui ont tant fait pour la renommée de la cité.

Autre témoignage de reconnaissance de la part de ses pairs, Marc Cécillon fut convié à partager la table de l’encadrement de l’équipe de France, le mercredi 13 août 2003, à Marcoussis, en pleine préparation de la coupe du monde de Rugby. Il put à cette occasion saluer Olivier Milloud et Sébastien Chabal les deux Berjalliens retenus dans la sélection.

Pour l’année 2003, au côté de l’association Enfance et Partage, toute la famille du rugby français s’est mobilisée contre les violences physiques et psychologiques, les négligences graves et les abus sexuels dont sont victimes les enfants. Cette action intitulée "Raffut contre la Maltraitance", s’est matérialisée par l’enregistrement d’un CD single, intitulé "Les droits des petits hommes" sorti dans les bacs des distributeurs le 11 mars 2003.

L’expérience fut éprouvante car à sa grande surprise on lui demanda,comme aux autres d’ailleurs, de pousser la chansonnette en solo ; les preneurs de son du studio d’enregistrement conservèrent une tirade du grand Marc, que l’on reconnait bien à l’écoute du disque.

Le 5 février 2004, Marc Cecillon a été appelé par Pierre Martinet, le président-mécène du CSBJ rugby afin de devenir l’ambassadeur du club. A ce titre il est chargé de s’occuper du relationnel avec les partenaires, les supporters, et les clubs de la région berjallienne. " Je savais que j’allais revenir un jour au CSBJ, mais j’en ignorais la date. Je dois avouer que j’attendais ce moment depuis pas mal de temps. Ce club me manquait ... Automatiquement, j’ai la pression. C’est un rôle nouveau pour moi, c’est un boulot que je veux effectuer le plus correctement possible". C’est donc un vrai retour aux sources, la boucle parait bouclée.

Marc Cécillon fait l’objet d’un livre de Guy Leduc, aux éditions Arts et Littérature, où les plus grands noms de l’ovalie témoignent du respect, de l’admiration qu’il suscite. Vraiment Saint-Chef peut être fier de le compter parmi les siens.


Merci au site Chronique de Saint-Chef pour cette biographie complète et imagée de Marc Cécillon.

Olivier
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