à Paris
  News des Membres
Les Lyonnais à Paris
Sites "Amis"
Lyonnais connus
Photo Gallery
Revue de Presse
La Boutique
  Autres sports
Olympique Lyonnais
PariGones FC
Tout le reste du foot
Autre sport : Rugby
Autre sport : Basket
  Restaurants Lyonnais
Soirées
Théâtre et humour
Cinéma et TV
Bandes Dessinées
Arts Plastiques
Musique & Concerts
Gastronomie
Apéros & Afterworks
  Histoire des Lyonnais
Economie
Juridique
Littérature
Politique
Humanisme
Société

 
Accueil > Réseau > Lyonnais connus
 

Prénom : Raymond, Nom : DEPARDON
 

Dix ans après Délits flagrants, Raymond Depardon retrouve les couloirs de la justice. Avec 10e chambre, instants d’audience, son nouveau documentaire, on entre dans le film aux côtés de l’accusé. Mais revenons un peu sur la vie de celui qui est né près de Lyon en 1942.


Raymond Depardon est né le 6 juillet 1942 à Villefranche-sur-Saône. Il passe une enfance heureuse dans la ferme de ses parents.

Ses parents n’ont pas d’appareil photo. Mais il existe à Villefranche-sur-Saône un photographe professionnel pour tirer le portrait de Raymond Depardon. Il obtient son premier appareil photo de la marque Lumière vers 10 ans.

Ses premiers sujets de photographie sont les canards, les chats et les vaches de la ferme. La première commande de Raymond Depardon est de photographier les sept enfants d’une famille voisine.

En 1956, il devient laborantin dans la boutique optique-photo-ciné de monsieur Briolle à Villefranche-sur-Saône. La cravate et la blouse blanche sont obligatoires et le patron est du genre violent et peu diplomate.

Le 8 décembre, Raymond Depardon monte sur les toits afin de photographier les illuminations de Lyon, il reste coincé et se voit dans l’obligation d’alerter le dentiste qui habite l’immeuble. A la même période Raymond Depardon crée son propre labo dans un débarras de la ferme familiale.

Un jour son père entre à l’improviste pendant le développement d’un négatif. Raymond Depardon décide alors de poser un gros cadenas sur la porte du labo, rebaptisé le studio Atom. Il reçoit sa carte de chasseur d’images deux étoiles , il prend des cours de photo par correspondance, il a à peine 15 ans.

Raymond Depardon collectionne les cartes postales de Brigitte Bardot et utilise le papier aluminium des tablettes de chocolat comme réflecteurs. Outre la photographie, il s’adonne aussi au football. Il joue arrière droit dans l’équipe de Villefranche qui, régulièrement, se prend de belles piquettes lors des tournois de sixte.

Au bord de la Saône, Raymond Depardon photographie un noyé à qui on fait le bouche à bouche. C’est son premier faits divers.

En 1958, il écrit aux agences de presse parisiennes en se targuant de connaître beaucoup de choses sur la photographie. Il reçoit trois réponses.

Le 1er octobre de la même année, il monte à Paris et devient l’assistant de Louis Foucherand, un photographe indépendant qui avait baptisé son chien Flash.

A la première d’un spectacle d’Yves Montand au théâtre de l’Empire, Raymond Depardon se fait voler un sac contenant tous les appareils photo de Louis Foucherand. Son patron ne lui fera aucune remarque…

En 1960, à la suite d’une longue attente, Raymond Depardon saisit plusieurs clichés de Brigitte Bardot (décidément !) à l’entrée d’une maison de repos. Ces photos seront publiées dans Paris-Match & France-soir.

La Jumpologie est un procédé mis au point par le photographe Américain Philippe Halsmann qui consiste à faire sauter des personnalités du spectacle devant l’objectif. Raymond Depardon adapte cette méthode aux stars françaises. Il saisit ainsi les bonds de Bourvil, Gibert Bécaud, Henri Salvador et bien d’autres.

En juillet 1960 l’agence Dalmas le dépêche dans le désert Africain. « SOS Sahara » est sa première commande de reportage. Il fera huit pages dans Paris-Match, la une de France-Soir, et sera publié dans plusieurs magazines à l’étranger : c’est la consécration.

Après son service militaire Raymond Depardon voyage beaucoup à travers le monde comme reporter photographe. Il fait sa première expérience télé, il part au Vénézuela pendant trois mois en pleine guerre civile.

En 1966, il fonde l’agence Gamma avec deux associés.

A partir de 1967, Raymond Depardon reprend la caméra et double certains reportages sur Prague, la Biafra, les territoires occupés ou le Tchad.

En 1974, Gamma se scinde en deux, l’agence Sygma voit le jour. Raymond Depardon prend la direction de Gamma, un détracteur lui signale qu’il ne sait même pas signer un chèque…

50,81% c’est le titre du film consacrée à la campagne électorale de Valery Giscard d’Estaing en 1974. Ce dernier, après plusieurs projections privées, s’oppose à sa diffusion. C’est le premier long métrage de Raymond Depardon et il n’a toujours pas de visa de censure…

Trois ans plus tard, il tourne dans les locaux de Matin de Paris. C’est Numéros zéro, et Claude Perdriel, le directeur du quotidien, calque sa réaction sur celle de V.G.E. : il tente d’interdire la projection du film au festival documentaire de Lille. Plus clément, il le libère finalement de toute censure.

La lecture d’Asiles d’Erving Goffman encourage Raymond Depardon à exorciser sa peur de l’enfermement et à réaliser un film sur la psychiatrie. Ce sera, en 1980, San Clemente. La même année, il retrouve ses petits amis de l’Agence Gamma, Francis Apestéguy, Marc Bulka, et d’autres. Il les accompagne dans leur travail et braque sur eux une caméra. C’est Reporters.

Raymond Depardon est à New York le jour où John Lennon est assassiné par Mike Chapman devant l’immeuble du Dakota. Le lendemain 14 décembre 1980, il filme en plan séquence les dix minutes de silence en la mémoire du Beatle, à Central Park. Dix minutes, c’est justement l’autonomie d’un magasin de pellicule 16 millimètres de caméra Aäton. Ca tombe bien, et ça donne Dix minutes de silence pour John Lennon. Pour Faits divers, il passe trois mois (pendant l’été du dramatique France-Allemagne de football, lors du Mondial 82) avec les policiers du 5ème arrondissement de Paris, le quartier où il vit.

Avec Les Années Déclic, film réalisé en 1984-85, Raymond Depardon revient sur les photos qu’il a faite de 1957 à 1977. En 1984, la Mission photographique de la DATAR fait appel à Raymond Depardon pour renouer avec une tradition de la photographie de paysage. A la chambre et en couleurs, il photographie les lieux de son enfance et la ferme familiale du Garet.

Toujours en 1984, Raymond Depardon emmène une femme en Afrique et tombe amoureux d’elle. Une femme en Afrique est également connu sous le titre Empty Quarter. Pour la première fois, il est accompagné d’un ingénieur du son pour son nouveau tournage. Nous sommes en 1987, la femme s’appelle Claudine Nougaret (elle a travaillé avec Eric Rohmer) et le film Urgences.

En 1989, à Berlin, un mur tombe. Il est là pour photographier sa chute. Peu de temps après, il réalise son premier film de fiction, La Captive du désert, inspiré de l’affaire Françoise Claustre.

Le Grand Prix national de la Photographie lui est décerné en 1991.

Après huit années d’attente, Raymond Depardon obtient enfin, en 1994, l’autorisation de tourner l’itinéraire procédural de personnes arrêtées en flagrants délits. Délits flagrants obtient le César du meilleur documentaire et le Pris Joris Ivens.

Ensuite, il retourne en Afrique en 1996 et se pose, avec un film de près de trois heures, la question Afriques : comment ça va avec la douleur ?

En l’an 2000, Raymond Depardon reçoit une distinction dont il est très fier, l’Ordre du Mérite Agricole. L’exposition Détours le consacre à la Maison Européenne de la Photographie. Sans oublier le Prix Nadar qui vient de lui être décerné.


Filmographie

- Réalisateur

  • 10e chambre, instants d’audience (2003) de Raymond Depardon
  • Un homme sans l’Occident (2002) de Raymond Depardon avec Ali Hamit, Brahim Jiddi
  • 1974, une partie de campagne (2001) de Raymond Depardon
  • Profils paysans : l’approche (2000) de Raymond Depardon
  • Deserts (1999) de Raymond Depardon
  • Paris (1998) de Raymond Depardon avec Sylvie Peyre, Luc Delahaye
  • Bolivie (1997) de Raymond Depardon
  • Muriel Leferle (1996) de Raymond Depardon
  • Afriques : comment ca va avec la douleur ? (1996) de Raymond Depardon
  • A propos de Nice, la suite (1995) de Catherine Breillat, Costa-Gavras avec Bernard Benassayag, Thierry Said Bouibil
  • Lumière et compagnie (1995) de Lasse Hallström, Abbas Kiarostami avec Pernilla August, Romane Bohringer
  • Delits flagrants (1994) de Raymond Depardon
  • Contre l’oubli (1991) de Chantal Akerman, René Allio
  • Carthagena (1991) de Raymond Depardon
  • Contacts (1990) de Raymond Depardon
  • La Captive du desert (1989) de Raymond Depardon avec Sandrine Bonnaire, Dobi Kore
  • Une histoire tres simple (1989) de Raymond Depardon
  • Urgences (1988) de Raymond Depardon
  • Le Petit Navire (1988) de Raymond Depardon
  • New York, N.Y. (1986) de Raymond Depardon
  • Empty Quarter, une femme en Afrique (1985) de Raymond Depardon avec Francoise Prenant
  • Les Annees declic (1983) de Raymond Depardon
  • Faits divers (1982) de Raymond Depardon
  • Piparsod (1982) de Raymond Depardon
  • Reporters (1981) de Raymond Depardon avec Jacques Chirac, Catherine Deneuve
  • San Clemente (1980) de Raymond Depardon, Sophie Risteljhueber
  • Dix minutes de silence pour John Lennon (1980) de Raymond Depardon
  • Numeros zero (1977) de Raymond Depardon
  • Tibesti Too (1976) de Raymond Depardon
  • Tchad 3 (1976) de Raymond Depardon
  • Tchad 2 (1975) de Raymond Depardon
  • 50.81% (1974) de Raymond Depardon
  • Yemen (1973) de Raymond Depardon
  • Tchad 1 : L’embuscade (1970) de Raymond Depardon
  • Jan Palach (1969) de Raymond Depardon
  • Biafra (1968) de Raymond Depardon
  • Israel (1967) de Raymond Depardon
  • Venezuela (1963) de Raymond Depardon
  • Spots publicitaires de Federico Fellini, Raymond Depardon
  • Parole d’appelé de Raymond Depardon

- Acteur

  • Le Petit Navire (1988) de Raymond Depardon

- Scénariste

  • Un homme sans l’Occident (2002) de Raymond Depardon avec Ali Hamit, Brahim Jiddi
  • Paris (1998) de Raymond Depardon avec Sylvie Peyre, Luc Delahaye
  • La Captive du desert (1989) de Raymond Depardon avec Sandrine Bonnaire, Dobi Kore
  • Empty Quarter, une femme en Afrique (1985) de Raymond Depardon avec Francoise Prenant

- Directeur de la photographie

  • 10e chambre, instants d’audience (2003) de Raymond Depardon
  • Un homme sans l’Occident (2002) de Raymond Depardon avec Ali Hamit, Brahim Jiddi
  • Profils paysans : l’approche (2000) de Raymond Depardon
  • La Captive du desert (1989) de Raymond Depardon avec Sandrine Bonnaire, Dobi Kore
  • Pékin central (1986) de Camille de Casabianca avec Yves Renier, Christine Citti
  • Faits divers (1982) de Raymond Depardon
  • Reporters (1981) de Raymond Depardon avec Jacques Chirac, Catherine Deneuve
  • San Clemente (1980) de Raymond Depardon, Sophie Risteljhueber

- Ingénieur du son

  • Faits divers (1982) de Raymond Depardon

- Script

  • Un homme sans l’Occident (2002) de Raymond Depardon avec Ali Hamit, Brahim Jiddi
JéM
www.parigones.net
© Parigones - clabdesign