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Isabelle Moretti, harpiste lyonnaise
 

Victoire de la Musique dans la catégorie "Nouveau Talent" en 1996, la Lyonnaise Isabelle MORETTI, par son jeu généreux et d’une extrême sensibilité, s’impose comme une artiste hors du commun. Elle est de passage à Lyon pour un concert exceptionnel.


Son talent et son authentique personnalité se voient très tôt récompensés par les grands Concours Internationaux et en font l’invitée d’orchestres et de festivals prestigieux.

Isabelle MORETTI, née à Lyon, a étudié la harpe avec Germaine Lorenzini. Après un Premier Prix en 1983 au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, Isabelle débute une brillante carrière en obtenant les Prix des Concours Internationaux les plus renommés : Israël, Munich, Genève.

Avalanche de récompenses

C’est à huit ans qu’Isabelle Moretti choisit d’étudier la harpe. A l’époque, le conservatoire de région offre à certains élèves méritants le choix d’un instrument. Alors que tous choisissent le piano, la future grande musicienne cherche un instrument qui pourra la différencier. Ce sera la harpe, un instrument « magique » dont elle tombe tout de suite amoureuse.

A 14 ans, elle fait la rencontre de Germaine Lorenzini, harpiste soliste réputée, qui lui découvre « un bout de talent » : « Une rencontre déterminante dans mon parcours. » Et le début d’une avalanche de récompenses.

Le premier prix du conservatoire supérieur de Paris à 19 ans. Puis, les prix des concours internationaux les plus renommés qu’elle tente dans l’espoir de se faire remarquer. Munich, Genève et surtout Israël dont elle décroche la première place : « C’est comme le label rouge sur le jambon, on est sûre de la bonne qualité de l’artiste ! » Sans oublier une Victoire de la Musique en 1996 : « La reconnaissance de mon travail bien sûr, mais aussi celle de la harpe par mes pairs ».

Elle se produit, entre autres, avec l’Orchestre Philharmonique d’Israël, l’Orchestre National de Lyon, l’Ensemble Orchestral de Paris, le Symphonique d’Atlanta, l’Orchestre Symphonique de la Radio BAvaroise, l’Orchestre de la Radio de Varsovie et est invitée régulièrement en Allemagne, Angleterre, Suisse, Italie, USA, Japon.

En France elle est à l’affiche de la salle Gaveau, de l’Auditorium du Louvre et du Musée d’Orsay à Paris et participe à de prestigieux festivals : La Baule, la Roque d’Anthéron, Besançon, la Biennale de Lyon et Evian où elle a même joué un ragtime avec Rostropovitch.

Chambriste de renom, elle a comme partenaires Gérard Poulet, Bruno Pasquier, Philippe Bernold, Michel et Pascal Moraguès ainsi que les quatuors Ysaÿe, Parisii, Lindsay, Manfred...

Parallèlement à sa carrière de soliste, elle satisfait également à sa passion pour l’enseignement puisqu’elle est Professeur de harpe au Conservatoire National Supérieur de la Musique et de la Danse de Paris.

En février 1999, elle s’est produite en Allemagne avec l’Orchestre de la Südwestfunk sous la direction de Peter Eotvös et a participé aux Folles Journées de Nantes consacrées à la musique française.

Elle revient à Lyon pour un concert dans le cadre du symposium.

« Il y a longtemps que je n’ai pas joué dans ma ville. J’ai donc bien l’intention de m’amuser comme une folle ! Je suis vraiment fière que Lyon ait accepté d’accueillir cet événement. C’est la preuve d’une grande ouverture d’esprit. Heureusement que des gens se battent pour qu’on ait notre place » Car c’est bien là que réside son combat : que la harpe soit vraiment reconnue.

Mental d’acier

Les nombreuses récompenses qu’elle a reçu lui permettent de se produire à travers le monde mais la musicienne ne cache pas les difficultés du métier.

« Il faut non seulement de la force dans le bout des doigts mais surtout un mental d’acier. C’est très dur psychologiquement. La scène est à la fois une performance purement physique et un véritable don de soi. A chaque fois que j’y monte, je dois faire la preuve de mon talent ».

Quant à espérer vivre de ses talents de soliste, impossible selon elle. « La harpe n’a pas encore la place qu’elle mérite. Ne serait-ce qu’à l’Opéra de Lyon, il n’y a aucun harpiste titulaire. C’est inadmissible ! ».

Quand elle n’est pas sur scène, Isabelle Moretti enseigne donc au conservatoire national supérieur de Paris. « Un rôle tout à la fois épuisant et passionnant » qu’elle mène de main de maître.

Après le symposium , elle enchaîne avec le Japon, Arles, la Corée, une fonction de juriste au concours international de Munich, etc. La vie de harpiste est loin d’être de tout repos.


Sources :
- Citations de l’interview réalisée par Perrine Plateau du Progrès
- Biographie (1999) : Avec l’aimable autorisation du Service de Presse de la Direction de la Musique de Radio France

JéM
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