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JMJ, electroacousticien de Lyon
 

Prénom Jean-Michel, fils de Maurice Jarre, musicien oscarisé. Jean-Michel, compositeur et créateur de shows électroacoustiques planétaires, est né à Lyon en 1948. Le quotidien Libération lui fait l’honneur de son portrait en dernière page pour parler de sa vie, de ses femmes et un peu de son actualité chinoise. Extraits.


Il habite avenue Montaigne à Paris, un Lyonnais de Paris. Olivier Dassault habite au huitième, lui au quatrième. Il y a des fils électriques qui rampent le long de la moquette. Des murs nus, des étagères qui ne croulent pas sous les souvenirs, si ce n’est un buste de Beethoven. Epure d’une vie en pleine recomposition. Il s’est fait rattraper par le grand public à l’endroit de sa vie sentimentale.

« J’ai eu l’impression d’être pris dans un show de télé-réalité. J’ai évidemment une autre version des faits, je ne la donnerai pas par respect des gens, y compris pour elle. » Il ne cite aucun nom, jamais. « Elle », c’est Isabelle Adjani, sa meilleure attachée de presse.

...//...

Jean-Michel Jarre, c’était Oxygène il y a vingt-huit ans, Equinoxe deux ans plus tard, génériques télé, musique électro inoffensive noyée de lumières, accrochée au Mont- Saint-Michel, à la muraille de Chine, aux pyramides d’Egypte, et reléguée par la nouvelle vague électroacoustique. Et puis « elle » et lui ont fait la une de Paris-Match pour dire qu’ils s’aimaient. Photos noir et blanc d’un couple qui avait visiblement l’adresse d’une bonne thalasso à jouvence.

Deux ans plus tard, « elle », toujours en une, annonce qu’elle le quitte parce qu’il la trompe. Les rotatives s’emballent. Avis de recherche sur la maîtresse. Vient l’Express, « elle » veut briser le tabou de l’infidélité masculine. Rarement potin mondain, banale histoire de coucheries chez les quinquas qui ont l’air d’en avoir 20, aura à ce point circulé aux vitrines du grand jour. Jarre ne dit mot. Mais répond en s’offrant lui aussi sa une de Match, avec l’actrice Anne Parillaud dans le jardin des Tuileries.

Elle ­ le journal, cette fois ­ se fout de sa coupe de cheveux lycéenne, probablement par amitié pour « elle ». Mais VSD le défend. Et sous ses fenêtres, les chasseurs d’images, enfin, se calment. Le feuilleton s’est bien vendu. Du coup, on s’est souvenu de Jean-Michel Jarre.

A 56 ans, il ne veut pas avoir de comptes à rendre : « On n’était pas mariés, on n’avait pas d’enfant. » Veut pas finir en vieux beau de la presse people. « On est dans une époque postwarholienne, où un anonyme peut devenir une star pendant quelques mois. Nous autres gens du spectacle, des arts, nous avons la responsabilité de ne pas nous mettre à ce niveau-là. » Etre plus haut, beaucoup plus haut. Il n’est pas le Johnny national.

Quoi qu’il en soit, il fait toujours recette surtout à l’exportation.

...//...

Le père les a quittés, lui et sa mère, quand il avait 5 ans. Maurice Jarre, qui travaillait pour Jean Vilar et le TNP, laissa à son fils quelques bribes de souvenirs d’Avignon, puis partit pour l’Amérique, écrire des musiques de film (Lawrence d’Arabie, Docteur Jivago...), brandir des oscars, se remarier, redivorcer... sans donner de nouvelles.

« Je peux compter le nombre de fois où j’ai vu mon père. Ça se passait sans conflit. Je le regrette, c’est mieux d’avoir des conflits. Le sentiment d’absence et d’indifférence est lourd. Ça commence à aller mieux depuis les cinq dernières années. A chaque décennie, j’espère que les choses vont s’arranger. Nous sommes deux musiciens célèbres dans la même famille, c’est rare, mais on a très peu échangé. »

La mère est restée seule après le départ de son mari. Elle s’est installée dans un deux pièces à Issy-les-Moulineaux, tenait un stand aux puces de Saint-Ouen. Elle racontait et raconte encore sa guerre, « elle plaignait même les Allemands, couverts de plaies », elle la résistante, « une rouge » du groupe des Francs-Tireurs de la région de Lyon, déportée et revenue de Ravensbrück.

Il y a aussi en mémoire chez Jean-Michel la figure du grand-père, inventeur du Teppaz, ce petit électrophone avec haut-parleur dans le couvercle, le passage des cirques cours de Verdun à Lyon où vivaient ses grands-parents.

...//...

Le fils semble avoir cherché puis trouvé la lumière qui lui vola son père. Il s’y est niché, travaillant sa stature d’artiste consensuel, artificier des cérémonies officielles, caressant le succès mondial qui se décline en millions d’albums vendus et assied des actrices à votre table. Il avait demandé à un ami de lui présenter Charlotte Rampling. Elle était mariée, avec un petit garçon de 3 ans, lui aussi, avec une petite fille. Il fut parmi les premiers pères en France à obtenir la garde d’un très jeune enfant.

Ils vécurent ensemble vingt ans et élevèrent trois enfants. Adjani, histoire d’élever le débat au rang de drame sociétal, assurait dans Match qu’il avait aussi trompé Rampling. ...//... Son fils a 25 ans, il est magicien. Sa fille 28 et fait du design. Le tourtereau de l’été a de grands enfants.

Il ne boit pas. Ne fume pas. Se surveille de haut en bas. A-t-il peur d’être ringard ? Non. « Quand j’ai commencé, ma musique était marginale. J’ai toujours eu l’impression de faire des brouillons et que la copie est à venir. » Pour son concert en Chine, il a, il y a un an, fait le tour de l’avant-garde culturelle, icônes du rock local, vidéastes, plasticiens, peintres, et les a associés à son show. « Pas d’idée préconçue depuis le Flore. »

Vieillir n’est pas un problème. « Il y a longtemps j’ai rencontré Fellini et Giulietta Masina, j’étais fasciné. Ce qui est important, c’est vieillir avec l’autre. »

Qui est l’autre ? Pour l’heure, c’est toujours Anne Parillaud, qui lui offre ses yeux pour un plan séquence de soixante-quinze minutes sur le DVD qui accompagne sa musique. S’il y a du changement, on peut compter sur son envahissante attachée de presse.

Pour voir le reste de l’article sur www.liberation.fr, cliquer ICI

JéM
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