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Antoine Riboud, industriel né à Lyon
 

Né à Lyon le jour de Noël, Antoine Riboud fut un homme publique mais très discret sur sa vie. Fier d’être autodidacte, il a laissé un livre de mémoires au titre révélateur Le dernier de la classe. A la veille de Noël, rendons un hommage à ce capitaine d’industrie qui a marqué son époque et l’histoire économique lyonnaise et française et nous a quitté en mai 2002.


Né à Lyon le jour de Noël, dans une famille lyonnaise de 7 enfants, dont le père était banquier, Antoine Riboud n’aimait guère l’école.

Antoine Riboud débute sa carrière dans la verrerie. Il rejoint l’entreprise Souchon-Neuvesel liée à la famille de sa mère et en devient le président en 1965.

Il en prend rapidement les commandes, il l’agrandit, la fusionne avec Boussois, une autre verrerie, donne naissance à BSN un an plus tard avant de décider d’un virage stratégique majeur. Il comprend que les emballages en verre perdu, les contenants ont peu d’avenir et s’oriente vers le contenu, les boissons bière et eau, Kronenbourg et Evian pour commencer. Une intuition géniale pour un patron charismatique, fin stratège, convaincu de l’importance du social au point de se fâcher sur ce point avec certains de ses pairs.

Antoine Riboud se fait remarquer par sa personnalité humaniste, sa fidélité et son attachement à ses idées. Très vite, ce grand entrepreneur se distingue comme l’homme fort du patronat français.

Un patron qui n’hésite pas à bousculer les tabous. Ainsi sur Antenne 2 en 1989, dans l’émission l’Heure de vérité, brandit-il, le premier, sa feuille de paye. Et la part de marché, c’était l’un des commandements d’Antoine Riboud. Qui ne l’a pas vu à la télévision, cheveux blancs et grosses lunettes, brandissant un carambar ou sa feuille de paye.

En 1972, la fusion avec Gervais-Danone fait naître la première entreprise d’agroalimentaire de France. Progressivement, l’entreprise se recentre sur l’alimentaire avec des marques comme Panzani, Maille, La Pie qui chante ou les fameux biscuits Lu.

C’était le meilleur ambassadeur, selon ses proches, le meilleur vendeur de ses produits : les produits laitiers frais, les biscuits dont on a beaucoup parlé depuis 2 ans avec les restructurations chez Lu et l’eau en bouteille.

Sa réussite réside entre autres dans la conviction que la force d’une entreprise est autant liée à son capital humain qu’à ses résultats financiers. Grand meneur d’hommes, Antoine Riboud savait faire confiance aux gens. Et notamment à son fils, Franck, à qui il passe la main en 1996 et lui laisse les rênes de son groupe qui emploie 100 mille personne dans le monde et réalise un chiffre d’affaires de 14 milliards de francs à son plus jeune fils, Frank.

Il avait une conviction : l’indispensable convergence du social et de l’économie. Conviction qu’il traduisait ainsi : "une entreprise doit se conduire autant avec le cœur qu’avec la tête". Mais pour autant, il n’aimait pas l’appellation "patron de gauche". Il l’avait redit à Thierry Demaizière, quelques mois après avoir été victime d’un accident cérébral qu’il tentait de surmonter.

Merci à Catherine Mangin de RTL et au site EVENE pour les informations réunies.


Son auto-biographie

LE DERNIER DE LA CLASSE
- Auteur : RIBOUD A
- Editeur : GRASSET
- Collection : DOCUMENTS
- Code ISBN : 2246571812
- Date Parution : avril 1999
- Prix : environ 18,20 €

- Description : Auto-portrait du grand patron français que fut Antoine Riboud. Passionné par le monde des affaires et de l’entreprise, par la vie en général, celui qui se présente comme le dernier de la classe (avec sa provocation coutumière), présida aux destinées du groupe BSN devenu Danone, dont il fit un des leaders mondiaux de l’agro-alimentaire, avant de laisser les rênes à son fils Frank, créant ainsi une dynastie d’entreprise sans contrôle capitalistique.

- Commentaire : Passionné et passionnant, Antoine Riboud garde à quatre-vingt ans passés un regard jeune et plein de fraîcheur sur le monde. Son auto-biographie permet aussi de croiser de nombreux personnages du monde politico-médiatique et du monde des affaires.


Annexe

Extraits de propos de Daniel Carasso, le fils du fondateur de Danone, recueillis par Bruno Abescat sur le site du magazine L’EXPRESS

Au tournant des années 1970, Gervais Danone est déjà la première affaire française de produits laitiers. Mais la concurrence s’internationalise. De son côté, Antoine Riboud, qui dirige le groupe verrier BSN, cherche à renforcer sa nouvelle branche alimentaire.

- J’ai rencontré Antoine Riboud en 1972, à Fontainebleau, lors d’un conseil du Cedep, qui était un organisme de perfectionnement des cadres. J’avais entendu parler de lui à l’occasion de la tentative d’OPA de BSN sur Saint-Gobain. Le courant est tout de suite passé entre nous. Comme moi, Antoine avait envie de faire de Danone une marque consommée dans le monde entier. Nous avons fini par fusionner nos sociétés en 1973. C’est l’une de nos meilleures décisions. En trente ans, les Riboud ont bâti l’un des premiers groupes alimentaires mondiaux.

Aujourd’hui, il se consomme chaque jour dans le monde quelque 80 millions de pots de Danone. Antoine Riboud est décédé le 5 mai 2002, six ans après avoir installé son fils, Franck, aux commandes. Si Danone devait demain faire l’objet d’une OPA, comment réagiriez-vous ?

- Je me réjouis, d’abord, qu’après tant d’années Danone soit si courtisé ! Mais un tel événement m’affecterait, bien sûr. Cela étant, j’ai confiance en Franck pour garder le groupe indépendant. Il en a les atouts.

JéM
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