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Contre les points de suspensions !
 

Le soixantième anniversaire de la libération d’Auschwitz est célébré. Une commémoration qui rappelle que l’homme peut commettre le plus immonde des crimes : le génocide. En 2005, il est encore des hommes politiques qui n’hésitent pas à récrire l’histoire pour se faire de la publicité. Rappellons-nous la réalité.


Ces "hommes politiques", qu’il est sans intéret de nommer, affirment concernant Oradour, "il y aurait beaucoup à dire...". Contre l’oubli de la bête immonde, il est nécessaire de dire la vraie histoire d’Oradour en reprenant les explications historiques d’Henri Amouroux dans le journal Le Figaro du samedi 15 janvier 2005.

L’auteur de la phrase allusive fait référence à une brochure distribuée en 1947 selon laquelle le drame de l’église aurait pour responsables, non pas les soldat de la division Das Reich, mais des maquisards espagnols qui y auraient entreposé des explosifs provoquant ainsi la mort des 239 femmes et 202 enfants enfermés à l’intérieur.

Cela aurait été possible que l’auteur de la phrase le mentionne, citant ainsi ses sources peu innocentes en lieu et place des points de suspensions destinés à semer le doute.

La réalite est qu’Oradour a été choisi le 10 juin 1944 pour venger la disparition, à quelques kilomètres de là, d’Helmut Kämpfe, chef du 3ème bataillon du régiment Das Führer appartenant à la division Das Reich. Son camarade Dickmann, commandant 1er bataillon aurait été désigné pour fouiller Oradour et fusiller cinquante otages.

Le 10 juillet, c’est toute la population masculine d’Oradour, qui, enfermée dans des granges et des garages, fut exécutée au fusil mitrailleur.

Rassemblés dans l’église, femmes et enfants allient périr dans l’incendie qui suivit l’explosion. Tous ? Non, il y eut une survivante, Mme Rouffanche, qui s’échappa par une fenêtre de la sacristie,mais fut blessée par un soldat allemand tandis que l’une de ses filles était tuée d’une balle à la carotide.

Question ? Si les officiers de la Das Reich n’avaient pas voulu l’extermination des femmes et des enfants, auraient-ils fait tirer sur Mme Rouffanche, fait tuer sa fille ? N’auraient-ils pas donné des ordres pour ouvrir les portes de l’église plutôt que de les tenir closes ? N’auraient-ils pas multiplié les efforts pour sauver femmes et enfants plutôt - comme ce fut reconnu en 1953 pendant le procès de Bordeaux - que de faire apporter des fagots afin d’alimenter le brasier ? N’est-il pas étonnant d’ailleurs que cette population considérable de femmes et d’enfants, il n’y ait eu aucun blessé sauvé à l’exception de Mme Rouffanche.

La thèse des maquisards "espagnols" ne fut jamais évoquée par les Allemands lorsqu’ils reçurent à l’époque les "vives protestations" du préfet régional, Freund Valade, de l’evêque, monseigneur Rastouil, du Maréchal Pétain lui-même, informés avec retard par les autorités allemandes et en ce qui concerne, le préfet et l’évêque, interdits par les allemands pendant deux jours de se rendre à Oradour.

Unique rescapée, Mme Rouffanche, parlant au nom des 239 femmes et des 202 enfants, dit lors du procès de Bordeaux en 1953, que ces soldates allemands avaient apporté et placé sur deux chaises, devant la Sainte Table, une caisse d’où sortaient des cordons blancs et que cette caisse explosa quelques minutes plus tard.

Aucun démenti ne lui fut apporté par l’un ou l’autre des 22 accusés présents, parmi lesquels un sergent, deux caporaux, dis-neuf soldats, aucun responsable véritable n’ayant pu être retrouvé et le général Lammerding, qui commandait la division, coulant des jours tranquilles en Allemagne.

C’est par ces quelques lignes, qu’Henri Amouroux a replacé dans son contexte historique et son horreur le drame d’Oradour. Afin qu’il soit impossible aux imposteurs de l’histoire et aux politicards extrémistes de la détourner à leur profit.

JéM
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