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En souvenir du pire.
 

Aujourd’hui, 40 chefs d’Etat et de gouvernement commémorent avec 2 000 anciens déportés les 60 ans de la libération d’Auschwitz. Auschwitz, le symbole de l’atrocité totale dans laquelle s’est plongée l’Histoire sous la cruauté des nazis.


"Soixante ans jour pour jour après l’entrée de l’armée Rouge dans le plus grand camp de la mort nazi, une cérémonie internationale est organisée aujourd’hui à Auschwitz-Birkenau.

Aux côtés de quelque 2 000 anciens déportés, une quarantaine de chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus, dont les présidents français, israélien, russe et allemand. Cette journée sera le point d’orgue de commémorations d’une ampleur sans précédent.

Conçu en 1940 comme un camp de concentration, le KL (Konzentrationslager) d’Auschwitz, à quatre-vingts kilomètres de Cracovie, est devenu la plus grande usine de mise à mort des juifs d’Europe, avec son extension en 1942 à Birkenau, où fut construit tout un complexe de chambres à gaz et de fours crématoires.

.../...

Il reviendra au président israélien, Moshe Katzav, de clore la cérémonie avant que retentissent les sirènes du camp. Simone Veil, rescapée d’Auschwitz-Birkenau et présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, s’exprimera au nom de tous les anciens prisonniers juifs. Jean-Marie Lustiger, l’archevêque de Paris, d’origine juive polonaise, qui a perdu sa mère et une grande partie de sa famille paternelle dans le camp, lira un message de Jean Paul II." (1)

Selon un récente enquête, 40% des anglais ne savent pas ce qui c’est passé à Auschwitz. Nous sommes pas en Angleterre mais pour le devoir de méoire, revenonns sur quelques explications fondamentales :

Négationnisme.

Avec la disparition progressive des ultimes survivants, il est impératif d’entretenir la mémoire, et la France s’y emploiera en veillant à adapter sa législation pour combattre le négationnisme et éduquer les jeunes générations. Il devrait aussi appeler l’Europe « à se construire sur le rejet absolu de la Shoah » tel que l’a récemment exprimé Jacques Chirac.

Le negationnisme est le mal qu’il faut aujourd’hui commbattre au jour le jour au même titre qu’il était nécessaire de combattre l’idéologie nazie depuis son émergence.

Camps d’extermination

Les Allemands ont créé six camps de la mort, ou camps d’extermination, tous situés en territoire polonais occupé. Treblinka, Chelmno, Sobibor et Belzec ont été démontés par les Allemands fin 1943. Majdanek et Auschwitz-Birkenau, à la fois camps de concentration et d’extermination, ont été libérés respectivement en juillet 1944 et janvier 1945.

Camps de concentration

Les camps de concentration sont créés dès l’arrivée d’Hitler au pouvoir. Pendant la guerre, résistants, otages et droits communs en provenance de tous les pays occupés y sont déportés. Situés en territoire allemand, ces camps (Dachau, Buchenwald, Bergen-Belsen, Ravensbrück, Mauthausen...) sont libérés par les Alliés à partir d’avril 1945.

5 à 6 millions

de juifs ont été victimes de la solution finale. 3 millions d’entre eux ont trouvé la mort dans les camps, dont 950.000 dans le complexe d’Auschwitz-Birkenau.

Les déportés français

En France, les déportés résistants et otages furent au nombre de 65.000. 40.000 d’entre eux sont revenus des camps. Les déportés juifs furent près de 76.000. A peine 2.300 survécurent aux camps d’extermination.

"Je veux ici dire ma honte aux assassinés comme à ceux qui ont échappé à l’enfer des camps, juifs, gitans, homosexuels, opposants politiques, prisonniers de guerre et résistants de toute l’Europe, exterminés avec une perfection froide et industrielle, ou asservis jusqu’à la mort." Le chancelier allemand Gerhard Schröder (le 25 janvier 2005)

Le « boucher de Lyon »

Après l’invasion de la Zone Sud, le 11 novembre 1942, Klaus Barbie a le grade de lieutenant, et il est nommé chef de la section IV du Sipo SD de Lyon, section spécialement chargée de la recherche, de la répression et de la lutte contre la Résistance, jusqu’en septembre 1944. Il acquiert très vite le surnom de « boucher de Lyon » pour sa férocité lors des interrogatoires. Il dirige l’arrestation de Jean Moulin et des sept autres responsables de l’armée secrète le 21 juin 1943 à Caluire. Le 23 juin, ayant identifié Moulin, Barbie et ses hommes s’acharnent sur « Max », dont il salue le courage.

Jusqu’au milieu de l’été suivant, Barbie mène une lutte sans merci contre la résistance lyonnaise, les réfractaires et les juifs. Le 6 avril 1944, 44 enfants de trois à treize ans sont raflés à la maison d’Izieu, transférés à Drancy, déportés à Auschwitz où ils seront exterminés. Le 11 août, il envoie en déportation 650 Lyonnais dont 200 juifs. Au cours de l’été 1944, il fait régner la terreur dans toute la région lyonnaise, commande des exécutions, comme celles de Saint-Genis-Laval et de Rillieux-la-Pape. Le triste bilan suivant lui est attribué pour la seule région de Lyon : 10 000 arrestations 1 046 fusillés 6000 morts ou disparus.


Sources :
(1) Commemoration : Véronique Soule sur Liberation.fr
(2) Portrait de Klaus Barbie : Mémoire Juive et Education

JéM
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