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Claude : un Lyonnais à la tête de l’Empire romain
 

L’Empereur Claude (10 avant JC - 54 après JC) est un des deux Empereurs romains nés à Lyon. Il fut un habile politicien et permît l’accession des Gaulois aux magistratures romaines dont le sénat.


Tiberius Claudius Drusus Nero Germanicus dit Claude (10 avant JC-54 après JC) est un des deux Empereurs romains nés à Lyon (le second est Caracalla).

Ce natif de Lugdunum fait partie de la dynastie julio-claudienne dont les illustres représentants sont Auguste, Tibère, Caligula, Claude et Néron.

Rien ne prédispose Claude à une carrière publique. En effet, il s’agit d’un enfant maladif, peureux et dont l’élocution fait l’objet des railleries de ses contemporains. Claude compense son manque de charisme et son physique disgracieux par une grande érudition acquise au cours de longues années d’études.

Il se fait même remarquer par l’écriture de livres d’histoire notamment sur les Etrusques. A cette époque Rome est gangrenée par des luttes intestines et des tentatives de conjurations. Et Claude, homme sans gloire et sans passé public ou militaire, passe pour un faible. Cette posture lui permet de vivre sans être inquiété par telle ou telle faction avide de pouvoir.

C’est seulement en 37 (Claude est alors âgé de 47 ans) que Caligula, son neveu, le nomme Consul. Quatre ans plus tard, Caligula est assassiné et les prétoriens portent Claude à la magistrature suprême malgré les réticences du sénat romain.

En 41 débute le règne de Claude. Il se retrouve à la tête d’un immense empire de quatre vingt millions d’âmes. De son union avec Messaline, l’empereur a un fils nommé Britannicus.

Claude fait bientôt mentir sa réputation de faiblesse. Il surprend son entourage par un réel sens politique et comprend vite que mépriser le sénat est une erreur majeure qu’il ne commettra jamais. De par sa condition, il est proche des prétoriens mais il sait se faire apprécier de la plèbe en menant une politique « progressiste » et en assouplissant la législation en vigueur pour les esclaves et les affranchis.

En 43, il réussit par ailleurs là où ses prédécesseurs avaient échoué en conquérant la Bretagne (l’actuelle Grande Bretagne). L’empereur étend l’empire, procède à des travaux d’équipement, facilite l’approvisionnement en grain, améliore l’organisation de la haute administration impériale. Malheureusement, il fait également preuve de cruauté envers ses opposants et les premiers chrétiens.

En 48 Claude n’oublie pas sa terre natale Lugdunum ni les Gaulois et les affranchis qui l’entourent en prononçant un discours sur le droit de cité devant un sénat agrippé à ses privilèges. En effet, il réclame l’accès aux magistratures romaines pour les dignitaires gaulois. La demande de l’empereur est finalement adoptée.

Les Gaulois décident de lui rendre hommage en gravant ce discours sur des plaques de bronze pour que celui ci soit visible à Lyon au côté d’une statut représentant l’empereur. Voici un extrait de ce texte : « Et si vous êtes d’accord avec moi qu’il en est ainsi, que désirez vous en outre, sinon que je vous montre du doigt que le sol lui-même au-delà des confins de la province narbonnaise vous envoie déjà des sénateurs, puisque de Lyon nous ne regrettons pas d’avoir des hommes de notre ordre » (traduction Philippe Fabia in La table claudienne de Lyon, Audin, Lyon, 1929).

Ce discours a été retrouvé en 1528 dans le quartier de la Croix Rousse à Lyon. La « Table claudienne » est aujourd’hui visible au musée gallo-romain de Fourvière. A cette époque Lugdunum avec ses 50 000 habitants est la deuxième cité de l’empire après Rome.

La même année, Claude fait exécuter Messaline qui complote contre lui et le trompe ouvertement. Il épouse en seconde noce Agrippine et adopte en 50 son fils Néron né d’un premier lit. Britannicus et Néron sont désormais rivaux pour succéder à Claude.

En 54 Agrippine empoisonne l’Empereur à Rome et impose Néron en tant que successeur. Près de deux siècles plus tard (en 212) un édit de Caracalla, le second Empereur Romain né à Lyon, confère la citoyenneté à la quasi-totalité des habitants de l’empire et achève ainsi une longue évolution initiée par Claude.

Monnaie romaine Claude Table claudienne
Ouzo
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