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Sylvie Testud, Croix-Roussienne épanouie
 

Découverte en 1999 grâce au film Karnaval, Sylvie Testud est devenue une actrice incontournable du paysage cinématographique français. Lauréate de deux César, cette jeune Lyonnaise actuellement à l’affiche de Victoire, sera également dans deux autres films en 2005 et va devenir maman pour la première fois en avril.


Qu’est ce qui vous a poussé à interpréter Victoire ?

Sylvie Testud : "J’ai rencontré, il y a quatre ans, Stéphanie Murat, la réalisatrice du film. Elle m’avait apporté le scénario et nous avons discuté du rôle. Une semaine après, j’acceptais de jouer dans son premier long-métrage. Il y a dans cette histoire, une vraie énergie et une vraie pensée. Le film tente d’apporter une réponse à la fameuse question : est-ce que j’ai un rapport bizarre avec les gens ou bien est-ce les gens qui ont un rapport bizarre avec moi ?"

D’une manière générale, comment choisissez-vous un rôle ?

ST : "Je refuse quand j’ai la sensation de reconnaitre le personnage, quand il existe sans moi. Si j’ai l’impression d’avoir croisé le protagoniste dans la rue hier, ça ne m’intéresse pas car je n’ai plus rien à apporter. Le cinéma de pure réalité m’ennuie. Si l’histoire est banale alors pourquoi en faire un film ?

J’aime sentir que le cinéaste en face de moi a envie de me voler des choses, s’occupe de mon cas. J’ai aussi du mal à refuser quand un réalisateur me propose un rôle écrit spécialement pour moi. Sa passion me touche et c’est dans ces instants que mon agent est important. Elle est très carrée autant que moi je suis bordélique. Elle me pose les bonnes questions, elle pointe les failles et rattrape mes faiblesses. Elle me recadre mais ne me force à rien."

Pourquoi êtes-vous devenue comédienne ?

ST : "Rien ne me prédisposait à devenir comédienne. A Lyon, j’avais une copine dont la mère s’occupait d’une troupe de théâtre sur les pentes de la Croix-Rousse. Grâce à elle, j’ai découvert cet univers passionnant. Puis, j’ai commencé à aller au cinéma. C’est en voyant Charlotte Gainsbourg dans L’Effrontée, de Claude Miller, que j’ai pris conscience de mon désir de devenir actrice. Ensuite, les choses se sont enchaînées. J’ai passé le bac, entamé des études d’Histoire. Puis je suis venue à Paris où je suis entrée au Cours Florent en auditrice libre. J’ai ensuite suivi des cours au Conservatoire avant de décrocher quelques rôles.

Au théâtre, au cinéma, j’ai le droit d’être différente. Je préfère qu’on me dise folle, plutôt que de ne rien susciteret je revendique le droit de ne pas savoir. Un réalisateur qui dit qu’il ne sait pas, me rassure. Au cinéma, la faute est intégrée, elle fait même partie du jeu. Ca me va très bien d’être actrice parce que je déteste prendre des décisions, et, sur un plateau, on va même jusqu’à m’indiquer mon humeur du jour. Le cinéma me libère de façon hallucinante."

Avez-vous gardé des liens avec Lyon ?

ST : "J’adore cette ville où les classes plus populaires habitent les beaux quartiers du centre alors que les bourgeois sont retirés à l’extérieur. La beauté de Lyon appartient à tout le monde. Ma famille réside à la Croix-Rousse. Malheureusement, avec mon emploi du temps très chargé, je n’y vais qu’occasionnellement. Pourtant, j’aime toujours me promener dans ce quartier, voir des amis, boire unverre dans l’un des bistrots des pentes. A vrai dire, je connais très mal les autres quartiers."

Vous tournez beaucoup, pas moins de cinq films en 2004...Quels sont vos projets pour 2005 ?

ST : "Dès le 30 mars, je serai à l’affiche du nouveau film d’Alain Corneau. Trois ans après Stupeurs et Tremblements, c’est un véritable plaisir de se retrouver dirigée par Alain. Il m’a proposé une très belle histoire d’amour, intitulée Les Mots Bleus. Dans le courant de l’année, sortira également La vie est à nous, le nouveau long-métrage de Gérard Krawczyk, le réalisateur de Taxi. Mais attention, ça n’a rien à voir. Il s’agit d’une histoire tendre de rivalité avec Josiane Balasko. Depuis ce film, je n’ai rien tourné. Je fais une pause car je vais être maman pour de vrai au printemps !"


Merci à Vincent Feuillet pour ces propos recueillis pour le compte de A NOUS LYON au mois de Janvier 2005.

JéM
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