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Kent, le gone se rebelle
 

Le chanteur lyonnais Kent fait savoir quand il n’est pas content. Et il marque son retour dans le bon vieux monde du rock avec un nouvel album au titre révélateur de l’appartenance à une famille : "Bienvenue au club". Il part en tournée en espérant qu’il repasse par Paris comme l’an dernier.


Une interview tirée de A NOUS LYON le sympathique magazine gratuit des sorties de notre bon ville de Lyon pour lequel Vincent Feuillet a interrogé Kent.

ANL : Pourquoi avez-vous délaissé les chansons douces pour le rock dans votre nouvel album "Bienvenue au club" ?

Kent : "Je me suis fait avoir. Je ne me voyais pas revenir au rock après quarante ans mais le déclic s’est produit en assistant au concert du groupe AS Dragon. Au bout de deux minutes, je me suis levé de mon siège et je me suis mis à danser. Cette musique, conjuguée à l’ambiance, ma donné l’impulsion pour renouer avec le style de mes débuts, comme au temps de mon premier groupe, Starshooter. Mais c’est en aucun cas un retour en arrière. J’étais comme vierger après plus de vingt ans consacrés à la chanson française."

ANL : Est-ce ce passage au rock qu vous a poussé à écrire des textes plus critiques à l’égard de la société ?

Kent : "Une musique plus tendue rend en effet le propos plus fièvreux. Depuis quelques albums, j’étais souvent dans la généralité. Pour cet album, je voulais des chansons qui parlent des gens, des vrais, en réaction à un certain nombrilisme ambiant où chacun s’adapte tant bien que mal aux containtes et à la médiocrité. Nous sommes en permanence corvéable, nous subissons la société. Quand je suis en colère, le ton monte et je reprend ma guitare électrique. Tous les textes sont en outre des portraits, ce qui permet de faire passer des messages forts en s’appuyant sur la réalité."

ANL : Autre nouveauté, vous avez collaboré pour cet album avec de nombreux artistes, M, Mickey 3D, La Grande Sophie. Comment s’est passé cette expérience ?

Kent : "Laurent Voulzy m’a soufflé l’idée. J’étais un jour dans son studio quand il m’a proposé de faire une chanson ensemble. Petit à petit, l’idée à germée mais hors de question pour moi d’enregistrer des duos tarte à la crème. Je voulais des créations communes avec des artistes comme La Grande Sophie, M et Mickey 3D. Certains m’ont envoyé des musiques, d’autres, comme les Playback Boys, ont réalisé des titres. Cette expérience s’est effectuée dans un bonheur total comme s’il était naturel de travailler ensemble. Quand les choses sont faciles, c’est qu’elles doivent se faire. "

ANL : Sur scène, comme cohabiteront vos nouvelles chansons avec les plus anciennes au style plus calme ?

Kent : "J’interpète l’intégralité de "Bienvenue au club" ainsi que d’anciennes chansons qui s’adaptent bien au rock. Ayant commencé la tournée avant la sortie de l’album, j’avais une certaine appréhension et surtout peur de dérouter un public habitué au style de ces dernières décennies. Mais très vite, une fois la surprise digérée, l’accueil est positif. A mon grand soulagement, les salles ne se vident pas petit à petit ! "

ANL : Votre concert du 19 mai prochain à Lyon revêt-il un caractère particulier pour le gone que vous êtes ?

Kent : "Comme à chaque fois, ce sera un concert spécial car il faut assurer devant sa famille et ses amis. Le public est également plus chaleureux que dans les autres salles de France. Les Lyonnais sont sans doute réservés dans les rues mais dans une salle de spectacle, ils sont beaucoup moins discrets et se lâchent à 100%. De plus, le Ninkasi est un lieu où j’aime bien me produire. Je garde un excellent souvenir de mon passage, il y a quelques années, au Théâtre de la Croix-Rousse. C’était assez émouvant car je suis né juste en face et adolescent, alors que ce n’était qu’une salle des fêtes, je m’étais juré d’y jouer de la musique un jour. Mais il est très difficile aujourdh’ui d’obtenir une date dans ce lieu très apprécié à juste raison du monde du théâtre lyonnais et français. La Croix-Rousse représente une part importante de ma vie. C’est également là, au lycée Saint-Exupéry, que j’ai monté en 1972, avec deux copains, mon premier groupe devenu plus tard Starshooter."

ANL : Etes-vous toujours fidèle à Lyon ?

Kent : "Je viens dans ma ville natale lorsque je n’ai aucun engagement inscrit sur mon agenda. Je m’adonne alors à des petits plaisirs et effectue toujours le même rituel. Je pars à pied de la Croix-Rousse et je me promène toute la journée entre les Pentes et la Presqu’ile. Je m’arrête dans les bars, les librairies et les boutiques de disques que je trouve sur mon chemin. Je traîne également sur les quais de Saône où la luminosité est extraordinaire. Je prends mon temps, je profite de la ville. Sinon, j’aime me rendre au Parc de la Tête d’Or, en souvenir de mes footings de jeunesse. Les Lyonnais ont de la chance de posséder un tel espace de verdure. C’est un endroit qui me manque à Paris."


Cette interview n’étant pas visible pour les Lyonnais habitants sur Paris puisqu’A NOUS LYON n’est édité et distribué que sur Lyon, nous vous restituons l’intégralité, sinon nous aurions fait un lien vers le contenu en ligne.

JéM
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