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Impressionisme et Cinéma
 

Sous le titre explicite de "Impressionnisme et naissance du cinématographe", le Musée des Beaux-Arts de Lyon en partenariat avec l’Institut Lumière organise depuis 1 mois une exposition significative sur les rapports entre les deux arts, dont un est né à Lyon en 1895. A ne pas manquer du 15 avril au 18 juillet 2005.


Il devait revenir à un cinéaste de présenter le Cinématographe comme l’héritier direct de l’impressionnisme. En effet, en 1967, Jean-Luc Godard n’hésite pas à faire dire au personnage interprété par Jean-Pierre Léaud dans La Chinoise, que Lumière était « un peintre », en fait « le dernier peintre impressionniste ». Et, en 1998, dans son Histoire(s) du cinéma, Godard reprend : « [...] avec Edouard Manet commence la peinture moderne, c’est-à-dire, le Cinématographe ».

Cette exposition, organisée en partenariat avec l’Institut Lumière, invite à s’interroger sur la diversité et la complexité des rapports entre deux arts, révélés à vingt ans d’écart :
- entre la peinture impressionniste dont la première exposition de groupe est présentée à Paris, le 15 avril 1874, dans l’atelier du photographe Nadar, avec notamment le tableau manifeste de Claude Monet, Impression, soleil levant,
- et le Cinématographe des frères Lumière inventé en 1895, dont la première projection publique se déroule à Paris le 28 décembre de cette même année.

C’est dans la représentation de la vie moderne, que le Cinématographe à ses débuts prolongerait l’impressionnisme. Des scènes de l’intimité familiale à la description de l’agitation de la vie urbaine, de l’évocation de l’industrialisation et du monde du travail à la fascination exercée par le chemin de fer, ces thèmes sont autant de laboratoires pour la restitution de la modernité, saisie dans la diversité du rendu de la lumière et de l’espace.

Mais au-delà de ces rapprochements, l’exposition montre aussi la complexité de la relation entre deux arts, qui, chacun à leur manière, repensent l’expression du mouvement et la question du temps.

Ces dernières années, l’étude systématique des influences réciproques de la photographie et de la peinture impressionniste a permis de mettre en évidence les dénominateurs communs de ces deux modes de créations artistiques : l’exigence de réalisme et d’objectivité, l’analyse de la lumière, aussi bien dans le choix des sujets ­ primauté des vues urbaines, sujets inspirés de la vie quotidienne, fascination pour le monde industriel, etc. ­ que dans leur traitement technique, depuis le recours à des cadrages précis et savants jusqu’à la recherche de la maîtrise parfaite des effets lumineux.

Cette exposition, à travers des comparaisons documentées sur les relations entre ces trois supports de création artistique peinture, photographie et cinéma ­ se propose de mieux faire comprendre comment s’est construit un des arts majeurs de notre civilisation de l’image et de la communication.

La dette du cinéma naissant vis-à-vis des partis techniques des peintres impressionnistes apparaît tout à fait évidente notamment à travers les œuvres de Claude Monet, Camille Pissarro ou Auguste Renoir, lui-même père de l’un des plus importants cinéastes français.

En développant les premières photographies en couleurs, avec les célèbres « autochromes », et en inventant le cinématographe en 1895, les frères Lumière, Louis et Auguste, fils d’un peintre amateur, par ailleurs grands amateurs de peinture, avaient évidemment en mémoire de nombreuses références visuelles de tableaux contemporains


autour de l’exposition

Visites commentées du 22 avril au 18 juillet,
- les lundis à 12h15 (1h),
- les jeudis à 16h,
- les vendredis à 18h,
- les samedis à 10h30 (1h30)*

Rencontre autour d’un thème : Noir et blanc, couleurs !
- 25 avril à 12h15 (1h)

Journées-ateliers adultes en lien avec les collections du musée : Noir et blanc, couleurs !
- 23 et 24 avril à partir de 10h30*
- Objectif promenade : 11, 12 et 13 juillet à partir de 10h30*

Samedi à thème
- Suivez le mouvement ! 21 mai à partir de 10h30 Entre art et sciences, journée conviviale rythmée par des rencontres devant les œuvres, débat avec les chercheurs, projections, dans les collections du musée et dans l’exposition.

Conversations autour d’une œuvre
- Un chercheur invité et un professionnel du musée choisissent une œuvre dans l’exposition et engagent un échange avec le public.

Conférences, dans l’Auditorium Henri Focillon du musée des Beaux-Arts
- L’impressionnisme en peinture : entre respect des règles et invention par Vincent Pomarède, conservateur général, chargé du département des peintures du musée du Louvre, commissaire de l’exposition : 11 mai à 18h30
- A propos des Autochromes, le temps de la couleur par Jérôme Manin, expert et historien de la photographie : 23 mai à 18h30
- Le cinéma des frères Lumière par Thierry Frémaux, directeur général de l’Institut Lumière : 1er juin à 18h30

Table-ronde :
- De la toile à l’écran, le regard à l’épreuve le 6 juin à 18h30 Dans l’Auditorium Henri Focillon du musée des Beaux-Arts Avec Marie-José Mondzain, philosophe, directeur de recherche au CNRS et Alain Bergala, critique, essayiste, cinéaste et enseignant de cinéma. Tableaux, photographies, films, images numériques... la démultiplication des images, des supports et des techniques transforme t-elle notre perception et notre rapport au monde ?


Renseignements pratiques

Musée des Beaux-Arts de Lyon
- 20, place des Terreaux
- 69001 Lyon
- Renseignements au 04.72.10.30.30
- Réservation au 04.72.10.17.52

Horaires d’ouverture
- Exposition ouverte tous les jours de 10h à 18h, vendredi de 10h30 à 20h, sauf mardi et jours fériés.

Tarif
- 8 euros /
- Tarif réduit : 6 euros
- Gratuit pour les moins de 18 ans, les étudiants de moins de 26 ans et les chômeurs.
- Activités et visites : 1h = 3 euros, 1h30 = 4.60 euros, 2h = 6 euros
- Conférence et table-ronde : plein tarif : 6 euros / tarif réduit : 4.60 euros
- Carte Rhône Alpes + acceptée pour les activités culturelles.

Accès
- Entrée de l’exposition : 16 rue Edouard Herriot - 69001 Lyon
- Accès réservé aux handicapés : 17 place des Terreaux

- Parking des Terreaux et parking Hôtel de Ville de Lyon
- Métro : lignes A et C, station Hôtel de Ville - Louis Pradel
- Bus : lignes 1, 3, 6, 13, 18, 19, 40, 44, 91.

JéM
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