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Le Silk Road 2005 continue
 

Le samedi 2 avril 2005 à 12 h 30, Place de la Comédie à Lyon, a été donné le départ officiel de l’expédition Silk Road 2005 de Renault Trucks par le Président de Renault Trucks, le Sénateur-Maire de Lyon en présence de Son Excellence l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine. Nous avons reçu le 3ème communiqué de Presse de l’expédition qui doit atteindre Pékin le 9 Juin.


Expédition Silk Road 2005 : Lyon - Pékin

De tout temps la Route de la Soie a rapproché les hommes et a transmis les traditions par-delà les frontières : jusqu’au 9 juin, 8 camions Renault Trucks, conduits par des salariés de l’entreprise, rallieront ainsi Lyon à Pékin en empruntant les pistes de la mythique Route de la Soie. A l’instar des caravaniers des siècles précédents, ils seront porteurs d’un carré de soie lyonnaise, qui ne sera plus monnaie d’échange mais une marque d’amitié destinée aux Maires des capitales traversées.

Un périple de 20 000 km à travers l’Europe, la Turquie, l’Iran, le Turkménistan, l’Ouzbékistan, le Kazakhstan, le Kirghizstan et la Chine en passant par la Mongolie intérieure, pour vivre une aventure exceptionnelle et découvrir des pays fascinants. C’est le parcours que réaliseront les 8 équipages, qui se relaieront à mi-parcours, aux commandes de camions Renault Kerax et Sherpa pour découvrir les pistes et dunes de 4 déserts : le Lut en Iran, le Karakum au Turkménistan, le célèbre Taklamakan en Chine et le Gobi en Mongolie intérieure.

Les camions sont à mi-parcours et voici les denières nouvelles en provenance d’Ouzbékistan.

CONDUIRE DANS LE DÉSERT : UN ART DIFFICILE

Après Ispahan, la caravane Renault Trucks s’est engouffrée pour trois jours dans le désert du Lut. Second plus grand désert d’Iran, il ourle l’est du pays de ses dunes ocres. Nomades et contrebandiers y sont rois depuis les temps anciens de la route de la soie. Pour les Kerax, franchissements de dunes, d’oueds et étapes dans une épaisse poussière furent au rendez-vous. Pour leurs conducteurs, le sable nécessite une technique très particulière, enseignée par Gérard et Kiki : il faut attaquer la dune de face, jamais de biais. Au sommet de la dune, il faut pousser le moteur, passer les roues avant et tout débrayer avant que ça roule derrière. Le camion s’arrête et basculer sur l’autre versant de la dune. "Il ne faut pas rouler au sommet, explique Kiki, parce que cela part en dévers". Pas question non plus de mettre une petite vitesse. La 3ème c’est bon, en petite ça va tout seul, le camion surfe sur le sable au lieu de creuser. Des leçons que les huit chauffeurs ont appliqué à la lettre, afin d’attaquer en puissance, les roues avant toujours dans le sens de la pente. Et s’ils sentent que ça ne passe pas, une seule consigne : reculer pour mieux avancer !

CHAUFFEUR ACADEMY

A la sortie du désert du Lut, l’expédition Renault Trucks parvient à Mashaad, l’une des principales villes saintes de l’Islam Chiite. Nombreux sont les musulmans qui viennent en pèlerinage dans le gigantesque et étonnant sanctuaire où repose l’Imam Reza.

Mais les chauffeurs n’ont guère le temps de se reposer, car il faut procéder au changement d’équipe. Six nouveaux chauffeurs, salariés de Renault Trucks, vont prendre la relève.

Un espagnol, Victor, qui part à la retraite dans un an : "Pour moi, cette aventure c’est un cadeau, c’est comme si j’avais gagné au loto. Je pars à la retraite dans un an et c’est une sorte de cerise sur le gâteau après 40 ans chez Renault Trucks ".

Patrice, chauffeur expérimenté : " La route de la soie pour moi c’est la découverte de pays qu’on connaît mal, rencontrer les populations, tout en s’assurant qu’on emmène bien les camions à Pékin. Je ne perds pas de vue que c’est le but principal de notre mission, et non pas d’aller jusqu’au bout des possibilités du véhicule".

Il y a aussi Philippe, qui a déjà fait 2 Paris Dakar, Al et Daniel, sans oublier Catherine, la seule femme du convoi à conduire : "J’avais peur qu’on dise que si une femme le faisait, c’était facile et que ça dévalorise le travail des autres. C’est pourtant assez costaud, cette mystérieuse caravane !".

L’AVENTURE, C’EST L’AVENTURE

A peine arrivée, la nouvelle équipe repart. Direction le Turkménistan avec un lever très tôt, en prévision du long temps d’attente à la frontière. Sous un soleil de plomb, la caravane Renault Trucks Silk Road n’attendra pas moins de 4 heures pour passer le col qui sépare le pays de l’Iran. Pour avoir oublié un papier, un camion restera coincé une journée, avant de rejoindre l’équipée à Ashkabad, capitale du Turkménistan.

Après une petite halte pour visiter les haras des Akal Teke, les pur-sang du pays, à l’extraordinaire robe dorée, mais surtout pour nettoyer les Kerax et faire le plein, la caravane doit poursuivre sa route. Elle s’engage dans le désert du Karakum, longtemps interdit, pour trois jours de bivouac.

Le premier soir, arrivée tard au lieu de campement, la caravane est surprise en pleine nuit par un orage terriblement violent. Le vent, soufflant à 100 km/h a mis toutes les tentes bas, et brisé les deux moonlights qui servaient à éclairer le bivouac. Des conditions jamais encore éprouvées sur le Dakar, de mémoire d’ancien. Sous des trombes d’eau mêlées de sable, l’équipe, solidaire, arrime le matériel et range ce qui peut encore l’être.

Le lendemain matin, le cuisinier, Mouss, pour éviter à l’équipe d’avaler trop de sable, s’est même levé plus tôt, malgré une courte nuit, pour tout nettoyer ! Un café et un pain au chocolat vite avalés au petit jour, et voilà les chauffeurs sanglés dans leurs baquets, prêts à vrombir sur les pistes.

TRAVERSÉE DU KARAKOUM

Du courage il leur en a fallu sur la piste longue de 500 kilomètres, franchie en deux jours, et pleine de chausses trappes : dunes, oueds, shott boueux et saignées bien creusées.

Selon Serge, le photographe de la caravane, "nos étapes ressemblent ici à des spéciales du Dakar, comme celle mythique de Kayes-Tambacounda". Car conduire des camions en terrain si difficile exige non seulement une attention de tous les instants, mais aussi des capacités physiques non négligeables : les vibrations et la tenue du volant exercent en effet des forces importantes sur le corps.

Lors des étapes du Karakoum, le terrain était si accidenté qu’il nécessitait parfois un changement de vitesse tous les 30 mètres, soit plus de 30 par kilomètre ! L’allure du convoi, selon les moments, a ainsi oscillé entre 5km/h sur des pentes de plus de 35%, et 130 km/h sur des portions de pistes en terre plus stables.

Ce qui n’a pas empêché la caravane de s’extasier sur la beauté des paysages et les animaux croisés sur la route : souris gerboises, serpents, gros lézards gris, dromadaires, ou mangoustes des sables. Des journées bien chargées qui ne laissent guère le temps au loisir ou à la détente. Mais qui permettent de respecter l’agenda prévu.


Contact Silk Road : Anne-Marie Sabatier - 01 46 25 18 65 - amsabatier@globe-event.com

JéM
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