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Action humanitaire des membres
 

Enguerran Astre, membre éminent des PariGones a choisi de dédier ses vacances annuelles à un voyage à la fois découverte et humanitaire avec pour objectif la création d’une association pour les orphelins de Bobo, un village du Burkina-Faso. Nous poublierons les informations de séjour qu’il nous enverra régulièrement par mail.


"Hello tout le monde,

Premier volume de nos aventures burkinabe. Et cela a été plutôt agité !

Nous sommes arrivés mercredi à Ouaga accompagnés de 2 français. Nous logeons chez Boniface, marionnettiste. Ouaga ne ressemble à rien de connu, la majorité des routes sont en terre (les rares « goudrons » quadrillent la ville), la Peugeot 103 (appelée Ninja ou P50) est la reine, les maquis (les cafés) sont à chaque coin de rue et produisent le niveau sonore de la fête de la musique tous les jours.

Nous allons au ciné (le Burkina est le Hollywood africain sauf que les budgets sont en milliers d’euros). Nous mangeons le poulet bicyclette ou télévisé (la rotisserie étant vue comme une télé). Paisible

Nous partons pour Bobo, une autre cité burkinabée, vendredi pour y retrouver Abou et Bourima, les deux jeunes gens désirant créer l’association. Accueil à la gare routière et nous partons dans une R12 taxi dont l’état d’usure est indescriptible.

Nous arrivons chez nos hôtes. L’accueil est hallucinant, nous allons voir chaque membre principal de la famille (le père appelé le vieux, la vieille, le grand frère...), on nous fait asseoir à chaque fois et on nous demande comment ça va, la santé, la famille...

Les conditions de vie quotidienne nous transportent vers des réalités différentes de celles des occidentaux sur-protégés que nous sommes : toilettes typiques se résumant à un trou au milieu de la terre, pas de douche, un maquis se situe à coté de notre chambre, elle-meme sous une tôle ondulée (le sommeil avec 40°). Autant dire, que nous dormons très peu et nous décidons, pour y aller progressivement et être plus efficace dans le travail, de nous loger le lendemain soir dans un hôtel.

Bobo est très belle, des édifices coloniaux, une vieille mosquée, un marché... On commence à travailler en rédigeant les statuts - un plagiat de ceux des PariGones, c’est déjà une façon de les aider - et rédiger des présentations. L’idée est de créer un lieu pour les orphelins de Bobo, l’association devrait s’appeler OJEDE.

Et là bing ! L’Afrique nous rattrape. Federica, ma compagne de voyage et dans la vie, a des soucis gastriques (que c’est bien dit). Nous passons un dimanche à l’hôpital de Bobo, un palu est diagnostiqué (pas de panique, le palu est comme un rhûme ici ;-) , nous décidons de rentrer à Ouaga pour être hébergés chez une amie de la famille de Federica qui se met sous Quinine.

Nouveau rebondissement hier, je suis moi aussi malade et ce sans avoir bu une goûte d’alcool. Test palu ce matin, négatif pour ma part mais aussi pour Fede (erreur de diagnostic à Bobo ? effet de la quinine ?). Pour ne rien vous cacher, nous ressemblons à 2 petits vieux, fourbus, terrorisés par une pénurie éventuelle de papier toilette... Mais les prochains jours vont nous faire du bien et Juliana s’occupe de nous à merveille

Autant le dire, l’Afrique et le Burkina nous ont mis une claque ! Ici tout est une lutte : la misère, le climat, les comportements (même si les gens sont très gentils). On a du mal à se positionner et à réagir.

Peut être n’étions nous pas préparés à ce que nous vivons (les troubles physiques aussi) ou pas prêts à lâcher notre confort ou encore à vivre au rythme africain (et le célèbre « y a pas de problème »). La vraie découverte n’est jamais neutre

C’est tout pour aujourd’hui, nous allons nous coucher (20 heures du soir, la classe !) car le jour et les burkinabe commencent avant 6 heures !

Bonne continuation à Paris et Lyon. Amicalement

Enguerran".

Enguerran
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