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Recherche location désespérément ...
 

Une crise du logement sur le marché de la location s’installe en France, selon les professionnels de l’immobilier, qui constatent une hausse vertigineuse des loyers, une raréfaction inquiétante des offres et une prudence des propriétaires à mettre leurs biens sur le marché.


Perceptible depuis plusieurs années, cette crise — le terme a été employé récemment par les notaires, agents immobiliers et promoteurs —, est en train de prendre de l’ampleur dans les grandes villes et ne se limite pas à Paris.

Premières victimes : les jeunes et surtout les étudiants. De manière générale, ce sont tous les revenus modestes qui sont désormais obligés de s’exiler loin des centres pour se loger.

Le dernier indice du coût de la construction, publié mardi et qui sert de référence pour revaloriser les prix du loyer en cours de bail, prouve une fois de plus la forte progression des prix. Après des hausses supérieures à 4% par trimestre, l’indice, même s’il s’est quelque peu assagi, progresse à pas de géants — +2,74% sur le deuxième trimestre 2002 —, soit nettement plus que l’inflation.

Pour les biens remis sur le marché de la location, la hausse est nettement plus élevée car dépendant directement de l’offre. Dans ce cas, les progressions atteignent facilement 10 à 20%, indique-t-on à la FNAIM.

Cette envolée se traduit parfois par des impayés de loyer et le cercle vicieux s’engage : les bailleurs inquiets, mais ne pouvant résister à la tentation de faire grimper les loyers, retirent finalement leur bien du marché et attendent.

Autre facteur aggravant la pénurie : la politique, désormais systématique, des assureurs, banquiers ou caisses de retraite qui vendent leurs appartements pour dégager du cash et investir ailleurs. Autrefois, ces investisseurs détenaient un important réservoir de locations.

Satisfaits un temps de la progression des prix qui augmentait leurs commissions, les professionnels commencent à se plaindre de la réduction d’activités engendrée par la pénurie.

Pour les aspirants locataires, c’est le règne des réseaux parallèles et de la débrouille : démarchage auprès des gardiens, dont certains se sont improvisés agents immobiliers, et surtout la colocation. Répandue dans les pays anglo-saxons ce système commence à faire fureur en France. Selon les professionnels, 4 à 10% des logements dans les grandes villes seraient habités par des colocataires.

Certains agents immobiliers, peu scrupuleux, vendent aussi aux clients potentiels des listes d’appartements à visiter, soit-disant vides, mais qui se révèlent fictives. La FNAIM a engagé des actions en justice contre les auteurs de ces pratiques.

Des étudiants n’hésitent pas par ailleurs à s’installer dans des campings, près des agglomérations, avant de dénicher un logement adapté à leurs bourses.

Les nouveaux règlements interdisant les locations de chambres de bonne a également contribué à la pénurie de l’offre.

Pour les professionnels, il est urgent de réagir et les solutions se trouvent dans les mains des pouvoirs publics. Le gouvernement devrait encourager l’investissement dans la pierre et créer des conditions fiscales, similaires aux placements mobiliers.

Ils réclament un nouveau produit fiscal, adapté aux villes car l’actuel système Besson (qui permet des déductions en contrepartie d’un loyer plafond) est incompatible avec les prix du marché. L’autre principale demande des professionnels est une meilleure gestion par l’Etat des terrains à bâtir pour éviter l’emballement des prix du foncier et sa traduction sur les loyers.

JéM
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