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Gnafron, Journaliste
 

Depuis qu’en 1808 Laurent Mourguet le créa, Gnafron n’a pas cessé de mettre son grain de sel dans les affaires publiques. Très vite, il se fit journaliste...


Ainsi, en 1865, promu rédacteur en chef et directeur du Journal de Gnafron, Cousin de Guignol, il proclamait : « Me voilà incarné dans un corps de journaliste. Ne suis-je pas du bois dont on les fabrique ? Et n’est-ce pas aux marionnettes à devenir hommes, lorsque tant d’hommes se font marionnettes ? »

Au lendemain de la chute du Second Empire, en septembre 1870, Gnafron, journal de la Révolution mettait en garde contre « les endormeurs, les escamoteurs de la bourgeoisie » qui veulent « distraire les travailleurs de leurs intérêts primordiaux. »

Polémiste, plus iconoclaste que son illustre compère, volontiers irrespectueux, se défiant du pouvoir, de tous les pouvoirs, Gnafron s’immisce dans le jeu politique avec une ironie qui n’est pas toujours exempte de mauvaise foi. On aurait tort cependant de ne voir dans ses tentatives journalistiques que l’expression de la volonté d’interpeller « ceusses que font profession de tirer les ficelles ». Ses « zécritures » sont aussi -et, sans doute, d’abord- une mise en scène de la langue du petit peuple lyonnais, héritière du parler des canuts.

Le Gnafron, dont il est aujourd’hui question avec le présent recueil, habite « au bas du bas de la Grand’ Côte », c’est à dire sur le Bas des Pentes de la Croix-Rousse. S’il brocarde, sans ménagement excessif, la classe politique, il prend surtout le parti d’en rire.

Manifestement il préfère raconter l’histoire de son quartier et de sa ville. Avec une évidente jubilation, il mêle aux épisodes contemporains des références aux « temps anciens d’autrefois » et fait revivre les expressions oubliées du langage populaire lyonnais.

Extrait de la préface « en forme d’avertissement » de Bernard COLLONGES

« Le faux-semblant le dispute à la farce et à la mauvaise foi dans ce recueil indigne de votre attention. M’est avis que vous feriez mieux de mettre votre argent dans un pot de Côtes ou un pichet de Mâcon bien frais. Cet ouvrage là ne vaut pas mieux qu’un flacon de Beaujolais nouveau. Evitez donc l’un et l’autre et tâchez moyen de vous bien porter ! »

Editions Aléas www.aleas.fr

JéM
www.parigones.net
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