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Lyon : Les prix du foncier flambent toujours
 

Les derniers chiffres publiés par le Marché Immobilier des Notaires (MIN) affichent un prix moyen de 67 400 euros, pour une surface de 1 120 mètres carrés. Soit 32 % de plus qu’il y a quatre ans et 95 % de plus que la moyenne nationale.


"La pénurie de foncier est un vrai problème, auquel il est difficile d’apporter des solutions. Les primo accédants sont contraints aujourd’hui de s’éloigner de la 1ère et de la 2ème couronnes lyonnaises face à la cherté des prix. Le Rhône va-t-il être vidé de sa population", s’interroge Jean-Jacques Helly, président de l’UNCMI du Rhône (l’Union Nationale des Constructeurs de Maisons Individuelles). Optimiste, puisque le marché des maisons individuelles "se porte bien, même si un petit fléchissement est prévisible en 2003", il demeure perplexe lorsqu’on lui parle du manque de foncier, et des prix affolants constatés par le MIN. Avec un prix moyen de 126 900 E pour 1 510 mètres carrés (+ 58 % par rapport à mars 1998) l’ouest lyonnais (Charbonnières, Tassin, Ecully, etc.) est, sans surprise, en tête du palmarès, le sud-ouest lyonnais (Brignais, St Genis-Laval, Vourles, etc.) avec un prix moyen de 101 800 E pour 1 490 m2 (+ 41 % par rapport à mars 1998) s’en rapproche de plus en plus, puis vient l’est lyonnais (Bron, St Bonnet de Mure, Décines, etc.) avec un prix moyen de 73 900 E pour 890 m2 (+ 43 % par rapport à mars 1998), puis le Val de Saône (Rillieux-la-Pape, Neuville, Genay) avec un prix moyen de 70 900 E pour 1 070 m2 (+ 29 % par rapport à mars 1998).

La loi SRU peut-elle enrayer la pénurie de foncier ?

Mieux vaut donc s’orienter aujourd’hui sur le sud et sud est lyonnais (Givors, Feyzin, Communay, etc.) qui affichent un prix moyen de 56 600 E pour 980 m2 (+ 21 % par rapport à mars 1998), sur le Pays d’Azergues où le prix moyen est de 54 600 E pour 1 210 m2 (+ 54 % par rapport à mars 1998), sur les Monts du Lyonnais où le prix moyen est de 52 000 E pour 1 430 m2 (+ 48 % par rapport à mars 1998), et enfin sur le Pays du Beaujolais où le prix moyen est estimé à 41 500 E pour 1 140 m2 (+ 31 % par rapport à mars 1998). "Nous arrivons à des aberrations, le poids du foncier est de plus en plus important au détriment de la construction. Mais, je pense que nous pouvons être optimistes si les Régions reprennent à leur compte la gestion de l’habitat, car la pérennisation du prêt à taux 0, les modifications de la loi Besson, la stabilité des taux d’intérêt, contribuent à conférer une certaine stabilité au marché de la construction de maisons individuelles", explique-t-il. Une seule chose est à craindre pour le Rhône : l’exode des primo accédants, lesquels, faute de disposer d’un budget leur permettant de faire construire leur maison individuelle dans le Rhône, choisissent de peupler l’Ain, l’Isère et la Loire. Dans l’Ain, le MIN a estimé dans ses derniers chiffres concernant les terrains à bâtir sur la période avril 2001/mars 2002 que le prix moyen était de 42 100 E pour 1 280 m2 (+ 33 % par rapport à mars 1998). En Isère, le prix moyen a atteint les 46 300 E pour 1 410 m2 (+ 47 % par rapport à 1998) et enfin dans la Loire, le prix moyen est évalué à 31 700 E pour 1 450 m2 (+ 33 % par rapport à mars 1998). C’est dans la loi SRU, qui préconise notamment le lotissement de terrains de petites superficies destinés à la constructions de maisons de ville, que Jean-Jacques Helly, fonde ses espoirs : " Lorsque les PLU (Plans locaux d’urbanisme) remplaceront les POS (Plans d’occupation des sols, comme le prévoit la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbains), les élus pourront mieux définir les règles d’urbanisme les mieux adaptées à la situation de leur commune et à leur projet urbain, ce qui permettra enfin aux communes de privilégier le renouvellement urbain et de maîtriser l’extension périphérique de quoi peut être libérer du foncier".

FRANCK BENSAID

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