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Dossier OL du journal Le Progrès
 

Dossier en 4 volets d’une série sur les méandres de l’Olympique Lyonnais recueillis par CHRISTIAN LANIER auprès de Jean-Michel Aulas, incontournable président de l’OL depuis quinze ans, dans ses éditions du 24 au 28 décembre 2002.


Saga Olympique Lyonnais - Volet 1

Nous revenons aujourd’hui sur ce premier titre de champion de France. Après 1578 matches en première division, l’Olympique Lyonnais aura donc obtenu la récompense suprême. Ce 4 mai 2002, il a fallu que les Lyonnais se surpassent devant Lens pour monter sur la plus haute marche du podium, dans un stade de Gerland en liesse. Govou, Violeau et Laigle passèrent par là, et la troupe de Jacques Santini à l’époque put savourer les fastes d’un sacre, arrivant sportivement comme une consécration. Mais Jean-Michel Aulas, comme il le souligne, n’a pas forcément vu ce titre comme un « aboutissement ».

Le président de l’OL a vu dans ce titre, une étape supplémentaire, franchie vers les sommets, ceux susceptibles de mener Lyon, vers le plus haut niveau. L’OL a déjà incorporé le groupe du G14, et aimerait, outre le fait de s’asseoir à la même table que les dirigeants du Real Madrid ou du Milan AC, côtoyer les mêmes enceintes sportives, rivaliser tous les ans avec les huit meilleures équipes d’Europe. Comme nous le verrons durant quatre jours, il y a toujours une volonté lyonnaise, de mener le bateau OL sur les eaux de la gloire. Des tas de questions se posent. Elles tournent autour de l’équipe en elle-même, de son jeu, de son profil, de ses possibilités, et bien sûr de ses moyens. Jean-Michel Aulas, homme parfois controversé, fait le tour du sujet, et laisse entendre en réalité qu’il y aura d’autres 4 mai 2002.

« Quand je me fais insulter à Paris, à Bordeaux, à Marseille, c’est parce que je défends en permanence l’image de marque de l’OL. On ne peut pas m’enlever ça », indique Jean-Michel Aulas qui espère avoir contribué « à faire un club champion, alors qu’il était en ruines il y a vingt ans », et qui ajoute qu’un « OL fort sur le plan européen est toujours l’objectif à moyen terme ».

Vous avez donc mis 15 ans avant d’être sacré champion de France le 4 mai 2002. Au delà de ce titre, qu’avez-vous retenu ? que la route est bien longue ?

« Je n’ai pas pris ce titre comme tel. Pour moi ce titre fut l’aboutissement d’une politique bien menée. Il est venu récompenser le fait que l’OL était la meilleure équipe en France depuis cinq ans. Je veux me référer aux trois points de base, la qualité de notre centre de formation, la compétitivité du groupe professionnel, et la situation sportive du club. Nous sommes opérationnels sur ses trois points. J’ajoute qu’il était important et primordial pour nous de devenir le premier club régional, de passer devant l’ASSE. Quand j’ai pris le club en 1987, il était en grand danger. Nous avons su restaurer la situation financière de l’Olympique Lyonnais et, dès lors, tout est venu après, dont ce titre. Je veux que nous restions le premier club français, et je le maintiens, j’entends bien gagner une Coupe d’Europe ».

Qu’est ce qui vous plaît le plus, le challenge sportif ou toute l’évolution qu’il y a autour de l’OL en termes économiques ?

« Non contrairement à ce que vous pensez, ce n’est pas le vecteur économique qui me pousse. Mais le secteur économique n’est pas dissociable d’un club de sport de haut niveau. Il faut justement être très fort en termes économiques pour réussir. Il faut que tout ceux qui aiment l’OL comprennent bien ça. Si les fondations ne sont pas solides sur le plan financier, vous n’avez aucune chance d’aller au plus haut niveau, en tout cas sur la durée ».

Quand vous lisez une banderole fabriquée par les supporters et qui mentionne : « OL auto-école, OL café, à quand OL foot ? », vous réagissez comment ?

« Je pense que ce sont des supporters qui veulent donner de l’OL une image qui n’est pas la bonne. Je me demande si celui qui écrit ça est de bonne foi. Je me demande en quoi un OL pizza peut déranger, c’est au faux débat et un procès. Je pense que nous sommes au contraire à la pointe du combat, et je conseille dès lors à ceux qui se complaisent dans de telles banderoles, qu’ils aillent faire un tour du côté du Real Madrid et de Manchester United. Et ils verront. J’ajoute en outre, que c’est très Français. Il faut démolir celui qui entreprend, qui se montre et qui affiche ses ambitions. Et cela se ressent chez certains médias qui de toute façon ne rêvent que de voir l’OL tomber de son piédestal. Mais je continue ».

Où en êtes-vous de vos projets de faire rentrer l’OL en bourse ? Sont-il définitivement terminés ?

« Aujourd’hui, le football, d’une manière général va vivre des heures de plus en plus en difficiles. Le football français aura besoin d’argent, et devra en trouver. Actuellement la bourse est en baisse et peut-être que la conjoncture est moins favorable, tout simplement. Je n’ai pas attendu d’être président de l’Olympique Lyonnais pour m’intéresser à ces choses là. Je suis patron d’une société (Cegid) qui dégage 140 millions de chiffre d’affaire, et je prétends que si l’OL veut encore être le premier club français et devenir un jour le premier club européen, il doit être en recherche permanente de ressources. Je pense même que le salut du football français passe par là. Avec la bourse, tout n’est question que de conjonctures ».

Les clubs français et donc le football français sont tributaires des droits télévision, jusqu’à quand le seront-ils, n’est-ce pas trop ? et l’OL a-t-il son mot à dire ?

« Mais toutes les grandes équipes européennes dépendent des droits de télévision. En France, on privilégie davantage la masse. L’OL est l’une des équipes françaises les plus attractives, elle attire les spectateurs, et même si j’ai quelques opposants qui ne se gênent pas pour me viser, ils bénéficient de cette répartition, même si leurs équipes ne font pas toujours le spectacle. A la limite, notre investissement n’est pas réellement récompensé, mais encore une fois, nous sommes victimes d’une certaine jalousie bien française. L’OL fait du spectacle en termes d’audience, fait en sorte grâce aux droits télévision que d’autres clubs moins spectaculaires encaissent aussi les dividendes. Le football français ne peut se passer des droits télévision ».

Mais qu’est ce qui vous fait avancer, votre passion pour le football ou votre passion des affaires ?

« C’est mon désir de faire avancer l’OL, d’en avoir fait ce qu’il est, alors qu’il était proche d’un tas de ruines il y a vingt ans. Quand je me fais insulter à Paris, à Bordeaux, à Marseille, c’est parce que je défends en permanence l’image de marque de l’OL. On ne peut pas m’enlever ça. Maintenant, je demande aussi aux supporters lyonnais de ne pas tomber dans la critique facile. On a assez d’opposants comme ça. Ce n’est pas la peine de faire de l’autodestruction non plus... ».

Saga Olympique Lyonnais - Volet 2

En deux ans de fonction, Jacques Santini avait su faire coup double avec l’Olympique Lyonnais. Une Coupe de la ligue et un titre de champion de France ont été à porter au crédit de celui qui est maintenant l’entraîneur des Bleus. Un entraîneur qui soit dit en passant n’a pas connu que de grands moments avec l’OL, et qui après une élimination pitoyable à domicile 0-2 en seizièmes de finale de la Coupe de France le 19 janvier 2001 contre Châteauroux, n’était pas très très loin de rendre son tablier. Donc, tout est donc assez relatif avec ce sacré métier. Jacques Santini a eu pour lui sa discipline de fer (et ce n’est rien de le dire !), son sens du coaching dans le vrai du terme et sa gestion physique des hommes. Il a parfois insupporté ses joueurs au plus haut point, mais a fait en sorte de les faire avancer et monter sur la plus haute marche du podium.

Paul le Guen, lui, n’est pas du tout le même personnage. Il n’a pas les mêmes principes que Jacques Santini, croit énormément en la polyvalence des joueurs (on l’a vu avec les divers postes qu’il a proposés à Vikash Dhorasoo, Eric Carrière et Patrick Müller), les défend en permanence, et est persuadé que le football se joue devant. A ce jour, le bilan de Paul le Guen est un peu inférieur à ce qu’était celui de Jacques Santini à la même époque. Il fait état de 33 points en 20 matches pour Paul le Guen contre 37 points pour Jacques Santini en 20 matches. Paul le Guen est éliminé de la Coupe de l’UEFA quand Jacques Santini lui était qualifié. Par contre, la donnée suivante à une importance. A la trêve quand Jacques Santini était à 5 points du leader Lens, Paul le Guen lui n’est qu’à 2 points du leader, l’Olympique de Marseille, qui viendra à Gerland le vendredi 10 janvier... Notre témoin de la semaine, Jean-Michel Aulas établit une petite comparaison entre Jacques Santini et Paul Le Guen, et donne la tendance qui sera celle de la construction avec Paul le Guen. Après, les résultats seront le juge de paix, pour déterminer si les idées de Paul Le Guen ont déjà vécu, ou si au contraire, la politique Le Guen portera ses fruits...

Saga Olympique Lyonnais - Volet 3

L’Olympique Lyonnais qui est passé en moins de vingt ans de trois salariés à un peu plus d’une centaine dispose désormais de plusieurs cordes à son arc. L’OL est une entreprise plutôt prospère qui derrière une équipe, s’est mise à la page pour diversifier son activité. Même si évidemment, le football demeure le vecteur principal. Reste à savoir maintenant si c’est l’équipe de football et ses résultats qui vont tirer l’entreprise ou si c’est l’inverse, c’est à dire que les retombées de la marque de fabrique OL permettront à l’équipe de s’exprimer dans le haut du tableau. En fait, les deux côtés sont très liées et pratiquement indissociables. Mais il semble quand même indispensable de savoir pousser un ballon au fond des filets…

Qu’adviendrait-il d’un OL, 15e du championnat ? Qui pourrait alors acheter un maillot à la boutique, s’habiller en OL et tout simplement soutenir l’OL ? Quel intérêt trouverait-on alors dans la naissance de nouvelles loges installées à la tribune Jean-Bouin ? Avec ses 101 millions d’euros de budget, l’Olympique Lyonnais est à ce jour l’équipe française présentant les plus gros arguments financiers. Après les réflexions sur ce titre du 4 mai 2002, sur les six premiers mois de la saison 2002-2003, il s’agit de voir sur quelles bases l’OL peut envisager l’avenir. A priori, il n’y aura pas d’objectifs revus à la baisse, même si, une qualification pour la prochaine Ligue des Champions semble être désormais le principal garant financier, ce qui semble un peu dangereux. Mais les faits chiffrés sont là, une participation cette compétition représente un tiers du budget. Ne pas la faire entraînerait forcément une baisse des rentrées.

Jean-Michel Aulas notre témoin cette semaine, donne sa version, fait un état des lieux plutôt transparent. L’Olympique Lyonnais éliminé prématurément de la Ligue des champions devra gérer un effectif conséquent quasiment contraint de soulever un trophée. Sans le clamer sur les toits, le président lyonnais qui défend encore avec force son effectif se doute qu’un énorme chantier attend son équipe lors de la prochaine intersaison. L’Olympique Lyonnais aura sans doute besoin d’un attaquant supplémentaire, d’un milieu de terrain athlétique en plus, d’atouts plus conséquents au niveau des arrières latéraux et surtout d’un gaucher, plutôt offensif. Les questions ne manquent pas, mais sont à la hauteur d’un club toujours aussi boulimique sur le plan des ambitions.

La très dure réalité des chiffres…

L’élimination en Coupe d’Europe pourrait avoir coûté entre 20 et 30 millions d’euros. Pour le président de l’OL, il n’y a pas d’autre alternative que de jouer encore la Ligue des champions la saison prochaine. Sur des sujets précis et liés à l’avenir, on a essayé sur ce chapitre de jouer au chat et à la souris avec Jean-Michel Aulas.

Monsieur Jean-Michel Aulas, combien a coûté l’élimination en Ligue des champions ?

« On saura dans quelques temps si elle nous a coûté entre 10, 20 et 30 millions d’euros ».

Votre club, l’Olympique Lyonnais est-il désormais en difficulté sur le plan financier ?

« On a perçu 26 millions d’euros pour avoir participé à la Ligue des champions, et c’est vrai nous avions prévu au niveau du budget prévisionnel d’aller plus loin, et on a donc connu un manque à gagner certain ».

N’avez-vous pas le sentiment que l’OL devra réinvestir pour reconstituer une équipe très compétitive ?

« Je pars du principe que notre équipe est assez forte mais elle a joué 30 matches en 6 mois, soit pratiquement un match tous les quatre jours ce qui est énorme ».

Oui mais certains joueurs ont très peu joué…

« Les joueurs sous contrat chez nous n’ont aucune raison de ne pas être performants ».

Mais comment avez-vous prévu de remplacer Sonny Anderson, qui ne sera pas éternel et qui a marqué plus de 80 buts en trois saisons et demi ?

« D’abord Sonny n’est pas encore remplacé. Il fait partie de la vie contemporaine de l’OL, son image est très forte et je lui ai proposé une reconversion dans le club de cinq ans ».

Mais qui pourra le remplacer ?

« Je n’ai pas de souci. Je crois énormément en Sidney Govou et nous avons un grand joueur qui arrive en la personne de Touré Demba, et derrière il y a encore le jeune Benarfa. J’ajoute que Peguy Luyindula a énormément d’avenir à Lyon ».

Et Tony Vairelles ?

« Tant qu’il est avec nous, il porte et défend le maillot, avec coeur d’ailleurs. J’ajoute que j’ai été proprement scandalisé et choqué par l’attitude d’une partie du public à son égard »

Mais ne pensez-vous pas qu’il vous faudra à l’avenir un joueur du calibre de Kluivert, ou Crespo, pour rester tout en haut.

« Pour l’instant nous avons ce qu’il faut ».

L’AS Monaco présente un déficit de 50 millions d’euros, cela ne vous effraie t-il pas ?

« Non, mais ma seule angoisse reste bien sûr de faire moins bien que la saison dernière ».

Quel est votre garant financier ?

« La Ligue des champions, il faut se qualifier pour cette épreuve pour assurer notre pérennité financière ».

On vous prête l’intention de vouloir faire de Gerland un grand centre OL avec, du foot bien sûr, du handball, peut-être du basket sous le même nom celui de l’OL, vrai ou faux ?

« Je suis simple citoyen. Mais je pense que l’on ne peut pas trop disperser l’élite sportive. J’ai rencontré les dirigeants de Villeurbanne handball et il y a eu un très bon contact. L’entraîneur Perreux est très compétent. Je n’ai pas d’envie particulière mais j’ai senti des hommes capables de suivre. Si Villeurbanne se maintient en première division, j’aimerais faire venir à Villeurbanne le meilleur joueur du monde Richardson, c’est mon rêve. Concernant l’ASVEL, je n’ai pas d’approche. C’est un club qui a une identité villeurbannaise, et il n’y pas de projet avec l’ASVEL ».

Sur quels objectifs allez-vous miser en 2003 ?

« Nous qualifier de nouveau pour la Ligue des champions, et je l’avoue, j’aimerais gagner la Coupe de France, l’épreuve est prestigieuse, et elle nous manque tant, ce serait quand même un beau cadeau ».

Saga Olympique Lyonnais - Volet 4

Certains clubs font de leur politique de recrutement une base absolue, et une façon de tenir leur public en haleine. Le Real Madrid, Manchester ou le Milan AC ne restent pas six mois sans proposer un nouveau nom à leurs socios. Au niveau de l’Olympique Lyonnais, c’est un peu différent. Lors de la dernière intersaison, l’OL a enrôlé Mahamadou Diarra, et Rémi Vercoutre et a enregistré les retours de prêts de Vikash Dhorasoo et Tony Vairelles.

Bon an, mal an, le public lyonnais ne s’est pas montré trop exigeant. Il est vrai que le titre de champion de France fut tout de même un bon remède, et que l’OL étant donné ses résultats depuis deux ans ans, n’a pas eu trop de chamboulement à effectuer. Sachant que sont quand même arrivés au club de 2000 à 2002, les éléments suivants : Foe (82 MF), Edmilson (73 MF), Müller (42 MF), Marlet (38 MF), Deflandre (21 MF), Juninho (47 MF), Carrière (90 MF), Née (50 MF), Luyindula (48 MF), Caçapa (40 MF). On le voit, les investissements ont été conséquents depuis deux ans. Certes Foe et Marlet ne sont plus à Lyon, mais l’Olympique Lyonnais a quand même pu se " reposer " sur la base citée plus haut. Mais le temps a passé, certains adversaires ont su s’engouffrer dans certaines brèches, pour piquer et mordre sur les points les plus faibles. Et il y en a...

Par conséquent, l’Olympique Lyonnais est en train d’étudier quelques possibilités, à l’occasion du mercato actuel, et en vue également de la saison prochaine. L’OL comptera deux joueurs en fin de contrat en juin 2003, Jean-Marc Chanelet et Tony Vairelles alors que sept éléments terminent leur contrat en juin 2004, il s’agit de Deflandre, Laville, Anderson, Müller, Dhorasoo, Delmotte, Violeau. Rien n’indique sur cette liste que certains éléments iront au bout de leur contrat, certains d’entre eux étant susceptibles de négocier un contrat longue durée dans un autre club. L’OL qui ne serait pas contre le fait de prêter un ou deux éléments dès les jours prochains et si possible de faire signer dès janvier un beau renfort étudie donc son coup. Alors qu’à l’occasion de la prochaine intersaison, Paul le Guen averti sur les manquements à l’occasion de son premier exercice pourrait dès lors monter au créneau, avoir aussi ses exigences. Le marché est assez difficile, sachant que les liquidités manquent, mais l’OL passé maître dans l’art de faire des coups depuis trois ou quatre ans maintenant a certainement des arguments...

L’OL piste Essien et suit Kapo

L’Olympique Lyonnais aimerait enrôler dès le mois de janvier le jeune Ghanéen de Bastia Mickaël Essien, 20 ans, un polyvalent du milieu de terrain, et pour la prochaine saison, s’est d’ores et déjà montré intéressé par Olivier Kapo, le gaucher et néo international de l’AJ Auxerre.

L’Olympique Lyonnais n’a pas prévu de changer son effectif de A jusqu’à Z à l’occasion d’un mercato d’hiver durant lequel les clubs français vont devoir user de toutes les ficelles et sans doute jouer du prêt pour trouver chaussures à leurs pieds. Cela étant, il est acquis avec certitude que l’OL piste depuis quelques temps, le jeune Ghanéen de Bastia, Mickaël Essien. Ce garçon est né le 8 décembre 1982, il fait 1,80 mètre pour 78 kilos, et peut quasiment être utilisé à tous les postes du milieu de terrain. Il fait partie de la génération dorée du Ghana et de cette formidable sélection des 17 ans du Ghana. C’est là qu’il a été repéré. Arrivé à Bastia en septembre 2001, Mickaël Essien est déjà courtisé par de grands clubs. Le joueur lui, a reconnu qu’il " aimerait rester en France, pour ne pas prendre le risque de se lancer dans une nouvelle adaptation ". " Il a toutes les qualités requises, sur le plan technique mais aussi sur le plan du volume physique " assure Bernard Lacombe.

Née prêté ? Vairelles contacté

Le club olympien s’est lancé dans des discussions avec Bastia. Ces derniers jours, le président bastiais François Nicolaï était absent, mais le contact a été établi avec l’entraîneur corse Gérard Gili et l’ancien gardien Fabien Piveteau qui s’occupe des intérêts de la jeune étoile ghanéenne. " Gérard Gili n’est pas très chaud pour libérer Essien à la trêve, mais il peut également être en recherche de joueurs", souligne Bernard Lacombe. La piste Essien laisse en tout cas entendre que l’Olympique Lyonnais a véritablement l’intention de donner un peu plus de densité physique à son milieu, sachant que l’un des trois milieux offensifs actuels, Dhorasoo, Carrière ou Juninho peut d’après les techniciens lyonnais être utilisé plus haut, aux côtés d’un attaquant de pointe. Essien a inscrit trois buts cette saison, et certains le comparent déjà à Patrick Vieira. Reste que l’investissement serait conséquent (7 à 8 millions d’euros ?) et qu’il pourrait être assorti du prêt d’un joueur. En tout cas le nom de Frédéric Née qui connaît déjà Bastia a été cité. Lyon qui ne joue plus la Coupe d’Europe aura peut-être un surplus d’attaquants et Frédéric Née ne sera pas certain du tout de jouer lors de la phase retour. Tony Vairelles, lui, aurait été contacté par le club turc de Fenerbahce, puisque Washington l’attaquant brésilien de ce club s’est blessé. Tony qui termine son contrat à Lyon a refusé des offres de Birmingham et Charlton, et d’un bon club italien. Succombera t-il aux sirènes turques ?

Olivier Kapo en vue, Laville veut être prêté

Sinon, il semblerait que l’Olympique Lyonnais ait véritablement décidé maintenant de se lancer à la recherche d’un gaucher, et de taper un grand coup. Les Lyonnais en pincent pour l’Auxerrois Olivier Kapo. Né le 27 septembre à Abidjan en Côte d’Ivoire, Olivier Kapo est à Auxerre depuis neuf ans. " Le premier à m’avoir parlé d’Olivier Kapo est Dominique Cuperly qu’il a eu sous sa coupe au centre de formation de l’AJA", admet Bernard Lacombe. Le joueur d’Auxerre peut évoluer comme un neuf et demi, ou comme deuxième attaquant derrière un joueur de pointe. Il est souvent utilisé comme tel par Guy Roux. Mais il peut également jouer troisième attaquant, en tant qu’ailier gauche ou quatrième milieu, toujours à gauche. Sélectionné en espoirs par Raymond Domenech, il fut ensuite rapidement appelé en équipe de France A par Jacques Santini après avoir connu un sale printemps 2002, puisqu’il endura une rupture des ligaments latéraux externes, une mésaventure oubliée maintenant. Joueur un brin timide, sans histoire et d’une gentillesse absolue, Olivier Kapo avait fait la connaissance de Bernard Lacombe l’an dernier à Clairefontaine, quand l’OL était allé faire signer Peguy Luyindula. Avec un gabarit imposant (1,84 mètre, 78 kilos), Olivier Kapo auteur de 3 buts en championnat, et d’1 but en Coupe d’Europe illustre la très brillante " classe biberon " de l’AS Auxerre. Même si Lyon suit aussi de près Florent Malouda (Guingamp), il semblerait qu’Olivier Kapo soit l’une des priorités prochaine. A suivre. Sinon, Florent Laville qui a obtenu un entretien avec Paul le Guen, puis Jean-Michel Aulas et Bernard Lacombe a officiellement demandé à être prêté. Il aimerait s’offrir une pleine demi-saison de football, sachant que 2003 sera l’année de ses trente ans, et que le banc de touche n’est plus véritablement pour lui. A ce jour, l’OL n’a pas eu réellement de propositions, mais il faut aussi que ce marché de Noël se mette doucement et sûrement en place.

CHRISTIAN LANIER

Tout le dossier est sur le site du Progres.fr

JéM
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