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Pour Metaleurop, Lens prend sa revanche sur l’OL.
 

Plus de trente mille spectateurs pour un stade presque plein. Une ambiance magnifique et dénuée de toute agressivité. Décidément, Bollaert est un endroit particulier.


Hier soir à travers lui, toute une région démontra un sens peu commun de la solidarité. Les retrouvailles printanières entre les deux « finalistes » du dernier championnat dépassaient largement le cadre d’un simple match amical.

Elles étaient organisées autour et pour les 830 salariés de Métaleurop, dont 300 sont des abonnés du RCL, rejetés dans la précarité en raison de la liquidation judiciaire de leur entreprise située à Noyelles-Godault à une quinzaine de kilomètres de Lens. A leur manière, les footballeurs lensois et lyonnais leur offrirent un rayon de soleil en s’affrontant entre deux journées de championnat au cours d’une soirée extrêmement symbolique et qui aura rapporté un peu plus de 120 000 euros.

L’OL aborda la rencontre privée de Grégory Coupet, blessé au pouce, Sonny Anderson, qui n’a voulu prendre aucun risque en vue du déplacement stratégique de Strasbourg samedi prochain, et de Mahamadou Diarra, retenu au sein de l’équipe nationale malienne opposée aujourd’hui à Madagascar, porte de Montreuil à Paris. Paul Le Guen avait décidé d’associer initialement Frédéric Née et Péguy Luyindula à la pointe de l’attaque et de couvrir les ailes de sa défense avec le très inédit duo Deflandre-Chanelet. Mais, c’est un Lensois, en l’occurrence Charles Itandje, qui allait faire parler de lui avec ce duel gagné aux dépens de Frédéric Née.

On jouait depuis cinq minutes et le ton de la rencontre était donné. Revenus à un 4-4-2 classique, les Lyonnais étaient ainsi les premiers à se mettre en route, témoin ce centre au cordeau d’Eric Carrière que ne pouvait reprendre Juninho. La partie se révélait agréable, le ballon voyageait d’un camp à l’autre, et au fil des minutes, les intentions lensoises se précisèrent. Façon de parler car c’est justement de précision dont manqua notamment Dagui Bakari, l’une des deux tours alignées hier soir par Joël Muller. L’ancien Lillois fut notamment pris en flagrant délit de maladresse à la 36e minute lorsque seul au second poteau, il expédia une tête largement au-dessus à la suite d’un centre de Charles-Edouard Coridon dont les percussions côté droit commençaient à faire mal.

Les autres actions de l’avant-centre lensois furent quant à elles annulées par une défense lyonnaise régulièrement sollicitée. Jean-Marc Chanelet sauvait même devant Vercoutre à l’issue d’une incursion de Sibierski (40e) mais les hommes de Paul Le Guen ne restaient pas inactifs pour autant avec cette combinaison Dhorasoo-Carrière et ce centre du même Carrière pour Née dont la tête n’inquiétait toutefois pas Itandje.

On l’aura compris. Le score était demeuré vierge mais le tableau lumineux aurait pu aisément indiquer un 2-2 à l’orée de la seconde période où l’on notait pas moins de onze changements, huit côté lensois, trois chez des Lyonnais qui se procuraient la première occasion par Péguy Luyindula dont le tir était trop croisé. Lens reprenait alors l’initiative du jeu mais respirait un bon coup en voyant le shoot de Carrière frôler la cage de Cannon alors que l’ex-Nantais s’était ouvert en grand le chemin du but.

De but, justement, c’est ce qu’il manquait à cette confrontation entre deux adversaires généreux et consciencieux. On dépassa l’heure de jeu et la domination territoriale des Nordistes se fit plus aigue. Sans résultat bien tangible. Paradoxalement, Rémi Vercoutre était moins inquiété qu’en première période et on relevait ainsi un seul corner au bénéfice des locaux. Coup de pied de coin sur lequel le gardien lyonnais ne connut aucune frayeur. En revanche, le suppléant de Grégory Coupet ne pourra rien devant le tir extrêmement puissant de Coridon décoché dans les seize mètres à la suite d’un centre de Sikora.

Le Racing Club de Lens venait d’ouvrir la marque mais la réplique lyonnaise ne tarda pas. Une minute plus tard, Juninho, côté gauche, se joua de Sikora et trompait Cannon d’un tir croisé démontrant si besoin était que son adresse le quitte rarement. De 0-0, on était passé à une autre équité qui ne satisfaisait pas le public. John Utaka le comprit parfaitement puisqu’après un petit numéro dans la surface de réparation il ajusta Vercoutre. Les Lensois venaient de reprendre la main et remplissaient de bonheur les ouvriers de Metaleurop. C’était bien là l’essentiel lors de cette soirée spéciale. Strasbourg sera dans les têtes lyonnaises à partir de lundi...

Master OL
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