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Lyon, Capitale du Foot Français
 

Nous connaissions, "Lyon, capitale des Gaules", "Lyon, capitale de la gastronomie". Il faut désormais s’habituer à "Lyon, capitale du Foot Français". Le Quotidien de Paris a même sous-titré son article du jour : "Comment en 5 ans Lyon a supplanté Marseille, Paris ou Bordeaux."


Dans son article du jour l’AFP d’écrit la prise de pouvoir de l’OL sur le foot hexagonal dans les termes suivants  :

L’Olympique Lyonnais, qui a conservé samedi son titre de champion de France de Ligue 1, s’est incontestablement établi comme le chef de file actuel du football français, qui se cherchait un leader depuis le grand Marseille des années 90, et doit maintenant confirmer en Ligue des champions.

Même si le suspense a été entretenu jusqu’aux ultimes journées, le sacre de Lyon, premier champion à conserver son titre depuis Marseille en 1991-92, est logique, comme l’est le reste du palmarès : Monaco, deuxième à un point, accompagnera Lyon directement en C1, tandis que Marseille, troisième, disputera le tour préliminaire. Les participants à la Coupe de l’UEFA seront Bordeaux (4e) et Sochaux (5e), plus Auxerre ou le PSG, qui disputeront la finale de Coupe de France samedi.

Manifestement, les Lyonnais avaient fêté le sacre dès mardi soir et leur nul à Montpellier, qui les assurait quasiment du titre. Les hommes de Paul Le Guen n’étaient pas dans leur match pour la dernière journée, où ils ont concédé à domicile contre Guingamp leur plus lourde défaite de la saison (1-4).

L’ambiance était donc beaucoup moins chaude que l’an passé, où ils avaient décroché leur premier titre après une "finale" contre Lens, avec Jacques Santini à leur tête. D’autant que le match de samedi était peut-être le dernier de Sonny Anderson avec l’OL, lui dont l’arrivée il y a quatre ans a coïncidé avec la montée en puissance du club. "On a eu tellement de pression cette saison que nous pouvions nous permettre de nous relâcher contre Guingamp", s’est excusé le gardien Grégory Coupet, qui n’a pas oublié le passage à vide vécu en hiver.

L’OL, qui a participé aux trois dernières éditions de la C1, devra maintenant atteindre l’objectif du président Jean-Michel Aulas : les quarts de finale, au moins.

Les Monégasques, eux, devaient compter samedi sur une défaite de Marseille à Nantes et n’avaient pas leur destin en mains. Ils ont donc fait parler têtes et pieds pour atomiser Troyes (6-0) et se qualifier pour la C1 grâce à la défaite de l’OM à la Beaujoire (0-1).

Deuxième place, Coupe de la Ligue, meilleure attaque (66), Rothen meilleur passeur (18) et Nonda meilleur buteur (triplé samedi, 26 buts en tout) : la saison a été princière sur le Rocher. "Cette qualification est importante pour le groupe et la situation financière du club. On a fait ce qu’il fallait sur le terrain et j’espère que l’autre aspect pourra être réglé par le passage à la DNCG" (ndlr : délibéré au 28 mai), a affirmé l’entraîneur Didier Deschamps.


L’agence Reuters ajoute son analyse des questions que va devoir se poser l’OL dans les prochaines semaines.

L’euphorie de la victoire à peine retombée après le deuxième titre de l’Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas, le président du club champion de France, se projette déjà sur le futur proche.

Moins de 24 heures après la remise du trophée consacrant l’OL pour la deuxième fois d’affilée et à la veille d’un conseil d’administration du club, les dirigeants et les membres du staff technique se réunissent.

"Nous avons une entrevue ce dimanche après-midi", révèle Jean-Michel Aulas à Reuters. "Nous allons déjà travailler à la saison prochaine avec Paul Le Guen."

"Nous allons raisonner avec le président sur d’éventuels départs, mais mon souhait est de conserver la même ossature", esquisse Le Guen, lequel par ailleurs délimite bien les rôles. "Je suis entraîneur", précise-t-il, "mais pas manageur."

Car l’effectif a déjà officiellement évolué. En milieu de journée, Sonny Anderson confirmait, sans équivoque, ce qu’il n’expliquait qu’en utilisant le conditionnel à la veille de la dernière journée.

"Oui, je pars", dit-il à Reuters de façon sobre au lendemain d’un ultime match de la saison, baroque au niveau du résultat (victoire de Guingamp 4-1), mais plein d’émotion pour le Brésilien.

L’homme aux 94 buts à l’OL depuis son arrivée en juin 1999 pour 17,8 millions d’euros tire sa révérence.

"A ce niveau là, un joueur pareil, c’est cadeau", résume Jean-Michel Aulas. "Sonny, ce n’est pas seulement un joueur d’exception, c’est un seigneur."

Laissé libre par un contrat moral avec son président pour services rendus, malgré une dernière année de contrat, Sonny Anderson va prendre la direction d’un autre club, sûrement européen. De concert, le président Aulas et son buteur vedette ont confirmé qu’après cette "pige" à l’étranger, il reviendrait entre Rhône et Saône à titre d’ambassadeur.

Sonny Anderson parti, qui pour le remplacer ?

Cette bonne question va occuper les esprits des dirigeants rhodaniens. Dans son rôle de buteur, le Portugais Pauleta pourrait être ce remplaçant, d’autant que l’on apprend que les agents du Bordelais auraient racheté la dernière année de contrat du Lusitanien, qui hésiterait désormais entre Porto et Lyon.

Le nom du Brésilien du Bayern Elber apparaît aussi à côté d’un joueur qui a profité du dernier match à Gerland pour se distinguer, Didier Drogba, auteur de deux des quatre buts bretons devant un public qui l’a presque adoubé d’avance.

Dans les cages, même s’il fait une nouvelle saison sans faute sur le terrain, Grégory Coupet perd de son poids dans le vestiaire des champions de France. Ses dernières sorties médiatiques, comme celles du milieu de saison, interpellent bon nombre de ses équipiers.

Son possible départ laisserait la place à son remplaçant tout désigné, Rémy Vercoutre, venu la saison dernière de Montpellier. Lors de ses deux titularisations cette année, l’ex-gardien de l’équipe de France Espoirs a pu montrer ses qualités.

Lyon se renseigne aussi beaucoup sur les arrières latéraux, en sachant que Jean-Marc Chanelet, en fin de contrat, ne sera plus Lyonnais début juillet.

Les noms du Tunisien de l’Ajax d’Amsterdam Trabelsi, du Strasbourgeois Habib Beye ou du Nantais Sylvain Armand circulent depuis plusieurs semaines.

Parmi les dossiers récurrents de Lyon, il y a aussi la recherche d’un milieu gauche. Le Polonais du Wisla Cracovie Kamil Kozowski est suivi de prêt par le staff de l’OL.

Et dans ce cas là, tandis que Benoît Pédretti est l’une des priorités de Jean-Michel Aulas, la question de l’embouteillage au milieu de terrain se poserait.

Eric Carrière, copieusement sifflé par le public à sa sortie lors du match devant Guingamp, pourrait être tenté de retrouver en Espagne, à la Real Sociedad, son ex-mentor de Nantes, Raynald Denoueix.

Il y a enfin le cas Edmilson. Le champion du Monde termine une saison noire par un nouveau coup dur. Entré en deuxième mi-temps, il s’est très rapidement blessé. Il souffre d’une fracture au pied droit.

Cette blessure ne va pas arranger le moral d’un joueur qui vit une saison traumatisante. Il est en contrat jusqu’en 2007 mais n’exclut pas de partir, voire de s’offrir une bouffée d’oxygène, sous forme de prêt.


Football 365 a réalisé une synthèse de la saison lyonnaise dans l’article suivant :

Lyon confirme sa suprématie

Décevants à l’échelon européen, les Lyonnais de Jean-Michel Aulas ont pourtant rempli leur contrat. Champion sortant, l’OL est en effet le premier club français à conserver son titre depuis 10 ans. Confirmant ainsi sa suprématie au niveau hexagonal.

Le film de la saison

Les espoirs nés à la fin du mois de juillet dernier, lorsque Lyon avait pulvérisé Lorient (5-1) pour le compte du Trophée des champions, n’ont pas été totalement déçus. Certes, Lyon n’est pas encore en mesure de rivaliser avec les plus grosses écuries européennes, comme l’a démontré une nouvelle fois son trop bref parcours en Ligue des champions, mais le club patiemment construit par Jean Michel Aulas est aujourd’hui devenue la référence indépassable du football français. « Nous venons de nous qualifier pour notre cinquième Ligue des champions consécutive, rappelle Jean-Michel Aulas. Il y a eu des déceptions, bien entendu, mais au bout du compte, je crois que le bilan est particulièrement positif. »

Les satisfactions

D’autant plus, d’ailleurs, qu’au-delà du résultat sportif, les satisfactions n’auront pas manqué cette saison entre Rhône et Saône. À commencer par celles qui sont liées au comportement de certains joueurs. Ainsi Vikash Dhorasoo, parti en froid avec le public de Gerland, est-il devenu en quelques semaines la nouvelle coqueluche des supporters lyonnais. « Il a été formidable, confirme Grégory Coupet, qui était pourtant le principal détracteur du petit Mauricien auparavant. Quand il joue à ce niveau, avec cette détermination, c’est vraiment un joueur exceptionnel.  » Satisfaction également, l’intégration rapide des nouveaux arrivants, que ce soit Paul le Guen et Yves Colleu, pour le staff, ou bien Mahamadou Diarra et Rémy Vercoutre, qui ont rapidement fait leur place au sein du groupe. « Et puis, le public a été au rendez-vous. Dans une ville comme Lyon, qui a la réputation d’être froide, je crois que l’image donnée lors de certaines grandes soirées va contribuer à changer les opinions  » se réjouit Jean-Michel Aulas.

Les déceptions

Tout n’a pourtant pas été parfait durant cette saison. « Nous ne sommes toujours pas en mesure de rivaliser avec les meilleurs au niveau européen  », regrette le président lyonnais. Tandis que Juninho ajoute : « C’est sans doute notre seul véritable motif de déception. À titre personnel, en tout cas, j’ai très mal vécu l’élimination contre Denizli. Nous avions toutes les cartes en main et nous pouvions vraiment faire un beau parcours en UEFA. »

Parcours en coupes

Les coupes resteront d’ailleurs le point noir du parcours 2002/2003 de l’OL. Si l’échec (défaite aux tirs aux buts) subit à Sochaux, en huitièmes de finale de Coupe de la Ligue peut encore figurer au rang des demi surprises, en revanche, la défaite concédée à Libourne Saint Seurin (0-1), dès le stade des 32e de finales de Coupe de France, ne saurait être placé sur le même plan. « En matière de comportement des joueurs, c’est ma plus grosse déception, avoue d’ailleurs Paul le Guen. C’est vrai, les circonstances étaient un peu bizarres, mais j’ai du mal à avaler cet échec.  » Reste à savoir, si Lyon avait les moyens de faire mieux. « Notre effectif était peut-être insuffisant, quantitativement, s’interroge Jean-Michel Aulas. Pour la saison prochaine, nous devrons sans doute nous renforcer, si nous voulons éviter ce genre de mésaventure.  » Une analyse que ne reprend pas forcément Paul le Guen. « Je ne suis pas sûr que ce soit une question de richesse de banc. Quoi qu’il en soit, nous étudierons la question avec le président Aulas, pour franchir un nouveau cap la saison prochaine.  »

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