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L’Olympique Lyonnais, un petit devenu géant
 

Resté très longtemps dans l’immense ombre portée de son voisin stéphanois, l’Olympique Lyonnais a changé de dimension avec l’arrivée à la présidence du club de Jean-Michel Aulas en 1987. Un petit rappel historique pour voir comment cette équipe est passée de l’anonymat de la Division 2 au statut de géant.


En moins de 20 ans, Jean-Michel AULAS sorti l’OL du caniveau de la Division 2 pour lui faire tenir le haut du pavé de la Ligue 1 et s’abonner à la Ligue des champions depuis 6 ans. Les Gones du président Aulas viennent d’égaler le record des quatre titres de champion de France consécutifs conquis par Saint-Etienne (1967-1970) et Marseille (1989-1992). Ils ont définitivement relégué dans les poubelles de l’histoire la phrase de Roger Rocher, le président des Verts de la grande époque : "En football, Lyon est la banlieue de Saint-Etienne".

Pierre après pierre, Paul (Le Guen) après Jacques (Santini), Jean-Michel Aulas a bâti un édifice solide, des fondations à la finition. Une finition incarnée par les joueurs, dont le jeu longtemps décrié pour son aspect austère est devenu chatoyant. La Ligue des champions 2005 en témoigne, les Lyonnais s’étant offert le titre envié de meilleure attaque de la compétition, après quelques scores époustouflants, comme le 3-0 puis le 7-3 infligé au champion d’Allemagne en titre le Werder de Brême.

Le souhait en forme de prophétie de Jean-Michel Aulas est en passe de se réaliser, lui qui avait dit : "Je voudrais que nous ayons un jour la popularité de "Poupou" (Raymond Poulidor) et la carte de visite de Jacques Anquetil".

Car Lyon accumule les trophées et le records. En 2001, il s’est offert la Coupe de la Ligue pour son premier sacre depuis la conquête de la dernière de ses trois Coupes de France, en 1973. Et il était impressionnant de voir ce jour là 50.000 lyonnais de tout poil migrer par tous les moyens de transports de Lyon au Stade de France : TGV spéciaux, convois de voitures, de bus, de fourgonnettes bardées de drapeaux et d’écharpes aux couleurs du club sur l’autoroute A6

Dans la foulée, il s’est adjugé ses quatre titres de champion et n’est plus descendu du podium de la Ligue 1 depuis sept ans. Il vient de participer pour la cinquième fois consécutive à la Ligue des champions et disputé son deuxième quart de finale consécutif.

L’OL est aussi actuellement meilleure défense et attaque de Ligue-1, peut encore battre le record de points sur une saison détenu par Nantes depuis son titre en 1995 (79 points). Il peut aussi définitivement sceller sa supériorité sur le reste des équipes français en bouclant l’exercice avec l’écart de points le plus important sur le deuxième, pour l’heure 11, détenu par Saint-Etienne.

Et l’an prochain, il partira à la conquête d’un cinquième titre de champion consécutif, exploit qu’aucune équipe n’a jamais réalisé.

Mais la route vers la perfection a été semée d’embûches. Après être remonté en Ligue 1 en 1989, l’OL a réalisé son premier exploit sous l’ère Aulas en devenant en 1996 le premier club français à battre à l’aller comme au retour un club italien en coupe d’Europe, la Lazio Rome ayant fait les frais de l’opération.

Puis le stade de Gerland est devenu à son tour un chaudron, rouge et bleu lui, en ébullition depuis l’arrivée en 1999 de Sonny Anderson, premier "gros coup" d’Aulas. Pari gagnant : L’attaquant brésilien au coup de rein et aux frappes magiques, acheté à Barcelone 18 millions d’euros grâce à l’arrivée du groupe Pathé dans le capital du club, a véritablement lancé l’épopée, et permis à l’OL de décrocher son premier titre de champions.

Depuis Anderson est parti sous d’autres cieux, mais ils sont quatre joueurs à avoir remporté les quatre titres consécutifs et à incarner l’"esprit maison", fait d’abnégation et d’esprit de sacrifice au profit du collectif : Grégory Coupet, la gardien de l’équipe de France, Sidney Govou, formé au club, Claudio Caçapa et Juninho, issu de la filière brésilienne de l’OL.

Cet esprit perdure même quand les hommes changent. Ainsi, les départs l’été dernier du champion du monde brésilien Edmilson pour Barcelone, de Vikash Dhorasoo pour le Milan AC, d’Eric Carrière, des internationaux belge Eric Deflandre et suisse Patrick Muller notamment, non pas affaibli le groupe. Les arrivants Cris, Sylvain Wiltord l’attaquant des Bleus, Eric Abidal, né à Lyon mais en provenance du club de Lille, Pierre-Alain Frau et Lamine Diatta se sont coulés dans le moule.

Du coup, les blessures sont excellemment gérées comme cette saison quand Caçapa et Coupet ont été écartés plusieurs mois. Les remplaçants ne tremblent pas comme l’a alors prouvé Nicolas Puydebois, la doublure de Coupet. Les crises n’existent pas non plus. Le départ sans vague de Giovane Elber en est la preuve. L’attaquant brésilien a été bien vite oublié tant le club a géré professionnellement le cas au contraire du joueur, qui n’a d’ailleurs pas rejoué depuis.

Le budget de l’OL, passé de deux millions d’euros environ en 1987 à 100 millions d’euros aujourd’hui, devrait permettre à Jean-Michel Aulas de garder ses meilleurs joueurs et d’en acquérir de nouveaux. Pour partir à la conquête d’un cinquième titre de champion consécutif, record absolu. Et toujours viser une finale en Ligue des champions, celle de 2006 étant idéalement programmée au Stade de France. Une date déjà cochés sur l’agenda du club et quand on sait que quand Aulas fixe un objectif, il l’atteint...

"La notoriété de Lyon intéresse désormais de nombreux joueurs", dit le président avec satisfaction. AP

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